– La mort d’Ananias et de Saphira –

 Pierre a dit → →→ Jésus a déclaré (Suite)

(A propos de la mort d’Ananias et de Saphira)

 

 

Concernant la mort d’Ananias et de Saphira d’Actes 5 :

Afin que tout un chacun puisse être placé dans le contexte de ce qui va arriver à Ananias et Saphira, nous avons fait en sorte de remonter bien plus haut dans le texte, c’est-à-dire d’entendre Pierre parler à partir du chapitre 2 des Actes, et voir comment, de son côté, Jésus a parlé dans les évangiles.

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Pour faire un petit résumé, il est à noter que dès le début du livre des actes, Pierre a pris de lui-même la parole, et ceci avant que n’arrive la venue du Saint-Esprit, que Jésus leur avait pourtant dit d’ATTENDRE.

Non Pierre n’a pas attendu. En intervenant comme il l’a fait il s’est placé au dessus des autres, non selon l’autorité que lui aurait conférée le Saint-Esprit, mais selon sa propre autorité, une autorité d’homme.

Cette autorité, nous ne voyons nulle part que c’était Jésus qui la lui avait octroyée, comme la religion le prétend faussement, se servant du texte de Matthieu 16 :

13         Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme» ?

14         Ils répondirent : «Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes».

15         Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ?

16         Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

17         Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.

18         Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.

19         Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Il s’agit donc ici de la «révélation de la venue sur la terre du Christ, le Fils du Dieu vivant ».

C’est le point majeur, le fondement de base du salut de l’humanité et de la construction de l’église, sans parler de tout le reste.

Jésus dit alors à Pierre :

«Tu es heureux car…

Tu es heureux car ce n’est pas toi…

Cela ne vient pas de toi…

Tu es heureux sans le savoir, car ce n’est pas de toi que cela est venu, mais que cela vient de mon Père qui est dans les cieux, en réponse à la question que j’avais posée et à laquelle tu ne pouvais absolument pas répondre.

Tu es heureux surtout parce qu’il t’est donné de dire une chose pour laquelle tu n’es, ni prévu ni préparé.

Pierre, saches que les onze autres apôtres avaient complètement raison quand ils disaient que j’étais Jean-Baptiste, Elie, Jérémie, ou encore l’un des prophètes, car effectivement mon esprit était en eux tous.

Toi, Pierre, tu as reçu la somme de ce qu’eux ont dit, parce que c’est MOI qui ai posé la question relative à ce que JE SUIS, et à laquelle a répondu mon Père à travers ta bouche, par révélation et non par connaissance».

Pour mieux essayer de me faire comprendre, je voudrais ajouter un parallèle quasiment parfait pour ce qui concerne maintenant l’apôtre Paul dans Galates 1 :

15         Mais lorsqu’il plut à Celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, 16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt je ne consultai ni la chair ni le sang, etc.

Nous voyons donc ici un parallèle parfait de «deux situations et deux hommes», Pierre et Paul, avec le même thème : «La révélation du Fils de Dieu».

Nous verrons par la suite ce qui se passera à travers l’un, et ce qui se passera à travers l’autre. Le fruit de l’un et le fruit de l’autre.

Si nous y trouvons une grande différence, il faudra alors se poser la question de savoir pourquoi cela change fortement de l’un à l’autre.

Je vous en donne maintenant l’explication ici :

… ; mais lorsqu’il plut à Celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce… etc.

La voilà la différence : Pierre n’avait pas été appelé par la grâce de Dieu, pas plus qu’il n’a été mis à part dès le sein de sa mère pour cette œuvre-là.

Il y en avait un tout spécialement qui savait cette chose-là, c’était l’apôtre Jean. C’est lui en effet qui précisa bien la chose. Mais il faut lire tout le contexte avec la précision qui convient pour comprendre ce genre de détails précis :

Jean 1 ; 29 :      Le lendemain il (Jean-Baptiste), vit  Jésus venant à lui et il dit à ce moment-là : «Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde».

(Ce fut donc Jésus qui vint vers Jean-Baptiste. Et c’est alors que Jean-Baptiste déclara qu’Il était bien l’agneau de Dieu. Je veux dire que Jean-Baptiste n’a pas couru après Jésus, mais que c’est bien Jésus qui vint vers lui, et que c’est après cela que Jean-Baptiste se mit à parler de Jésus avec précision).

30         C’est celui dont j’ai dit : «Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi».

Il savait donc quelque chose, Jean-Baptiste…

31               Je ne le connaissais pas, celui que j’entrevoyais, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau. Le baptême d’eau était donc fait pour manifester l’arrivée de Celui que Jean-Baptiste entrevoyait mais qu’il ne connaissait pourtant pas, bien qu’ils fussent contemporains et très proches, les deux étant chacun dans le ventre de leur mère dans le même temps.

32               Jean rendit ce témoignage : «J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui».

33         Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : «Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit».

(C’est donc le Père qui donna ce moyen à Jean-Baptiste pour reconnaître le Fils, Celui qui immerge dans l’Esprit. C’est donc la manifestation de l’Esprit qui différencia la chose par laquelle tout devient révélation.)

34         Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu. (C’est donc à partir de là qu’il rendit ce témoignage, savoir celui sur qui l’Esprit descend mais surtout Celui sur qui il s’arrête ! Comme une permanence en lieu et place de quelque chose de temporaire.)

35         Le lendemain Jean baptiste était encore là, avec deux de ses disciples ; 36 et, ayant regardé Jésus qui passait il dit : Voilà l’Agneau de Dieu.

Nous pouvons noter que quand Jésus vient vers Jean-Baptiste, celui-ci dit : «Voici l’agneau de Dieu». Mais quand il voit Jésus seulement passer devant lui et allant vers les autres, il dit : «Voilà l’agneau de Dieu». Ce qui veut dire que Jean baptise pouvait maintenant donner ce que lui-même avait reçu par l’Esprit. Car on ne peut donner que ce qu’on a reçu par l’Esprit.

 

37         Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38         Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu ?

39         Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.

40         André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean baptiste, et qui avaient suivi Jésus. Ceci est important !

41               Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit, donc à Pierre : «Nous avons trouvé le Messie» (ce qui signifie Christ).

42               Et il le conduisit vers Jésus. (Ce fut donc le frère de Simon qui conduisit Simon vers Jésus).

Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie pierre).

(Le nom de Simon fut donc changé en Céphas après que son frère l’eut présenté à Jésus, et que Celui-ci l’eut regardé, et ceci n’est pas écrit en vain)…

Oui Jésus regarda bien Simon, et c’est ensuite qu’il lui fît part que les autres l’appelleraient Céphas, ce qui signifie pierre.

Je ne mets pas de majuscule sur pierre, vu que ce terme était la signification de ce qui était venu après que Jésus l’ait bien regardé.

En somme il s’agit bien de Simon, fils de Jonas. Puis, après que l’on eût présenté ce Simon à Jésus et qu’Il le regarda…. Il lui déclara alors qu’il serait appelé pierre qui n’est pas un prénom mais une signification.

Je note au passage qu’il n’a pas été besoin à Jésus de renommer son frère André, et pour cause…

A méditer…

 

Nous avons ainsi constaté qu’à plusieurs reprises, Pierre fit en sorte d’intervenir de manière abrupte, jusqu’à accuser ceux à qui Il parlait. Pourquoi ? Parce qu’il est impossible de vivre sous deux régimes en même temps.

–        Sous le régime de l’Esprit se trouve la foi et la grâce.

–        Alors que sous le régime de la loi se trouve l’orgueil, la dureté du cœur, l’intransigeance, ainsi que l’accusation.

Ainsi, une personne qui vit sous l’ancien régime de la loi, n’a pas conscience de ce qu’un tel régime porte en lui-même.

Seul l’Esprit est capable de lui ouvrir les yeux. Et pour ce faire, Dieu avait donc prévu des prophètes, ainsi que Jean-Baptiste, -le plus grand de tous les prophètes-, qui fit la transition entre les deux temps. Mais tous avaient été mis à part dès le ventre de leur mère.

Mis à part ce que Pierre dit au-dessus, tout ce qu’il dira ou qu’il fera sera issu d’une chose non prévue en Dieu. Il s’agissait donc d’un «message d’homme» que Pierre portait, et par conséquent il est évident que son message ne pouvait pas être conforme à l’enseignement que Jésus n’avait jamais cessé de donner, et qui était d’annoncer la bonne nouvelle de l’évangile, – évangile dans lequel se trouve La Vie éternelle.

Il n’est donc pas étonnant que Paul, sachant qui il était et d’où il était sorti, avait un message complètement différent de celui de Pierre, bien que celui-ci imitât du mieux qu’il put le message de Paul ou de Jésus.

Le problème en question était donc un problème «d’origine». Toutes les différences et autres incohérences sortiront de là : «Tout est d’origine divine ou tout n’est pas d’origine divine»…

Pour présenter aussi le contexte de ce qui est arrivé à Ananias et à Saphira, il est très important de faire remarquer que le début du livre des actes commence par ceci :

1                1                  Théophile, j’ai parlé dans mon premier livre de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement, 2 jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis.

3           Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

 

C’est donc sur la base de cet enseignement personnalisé de Jésus-Christ, pendant cette période de 40 jours sur les choses qui concernent le royaume de Dieu, que les apôtres auraient dû partir et aller jusqu’aux extrémités de la terre, pour annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

Cet enseignement si personnel de Jésus-Christ aux siens, qui parlait du royaume duquel nous sommes appelés à vivre éternellement, aurait dû pouvoir être touché du doigt par tout un chacun, à travers le message que ses apôtres allaient dispenser, ainsi que par leur comportement, leur attitude, leur manière de vivre et leur amour pour les brebis du Seul Grand Berger qui s’était révélé à eux en premier.

Ce message, tellement spirituel, personne ne peut dire aujourd’hui que c’était comme un langage dont ils ne pouvaient en comprendre le sens, puisqu’après sa résurrection Jésus leur avait ouvert l’esprit, afin qu’ils puissent comprendre les Écritures qui parlaient de Lui.

44         Puis il leur dit : «C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, – qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.

45         Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures.

46         Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, 47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. (Luc 24)

La repentance, et le pardon des péchés qui lui est associé, remplaçaient donc maintenant ce qu’avant, du temps de la loi, on devait «payer de soi-même et par soi-même»…

Il est donc évident que le règlement de ces choses par repentance d’une part, et le pardon qui en est la suite, ne pouvait se faire que sous un rapport de foi dans l’œuvre d’Un autre, qui Lui payait à notre place. Tout cela c’est un peu le fameux «achetez gratuitement» du prophète Esaïe. «Achetez sans payer»… C’est donc par la foi qu’on achète sans payer. Sans elle il ne reste plus qu’à payer soi-même, selon la loi.

Reprenons :

Et pour ce qui concerne Pierre, Jésus, après sa résurrection, s’adressa à lui personnellement, lui demandant de paitre Ses agneaux.

Si donc nous pouvons nous permettre de parler ainsi, nous dirons que pour ce qui concernait Pierre, il avait bien reçu de la part de Jésus comme une «feuille de route», c’est-à-dire un chemin tout tracé à l’intérieur duquel il n’avait plus qu’à marcher.

C’est donc ce qui sera lu dans «le livre des actes», qui montrera si Pierre a -oui ou non- marchait dans la «Voie de Jésus». C’est ce qui montrera quel berger il a été ; s’il a bien dispensé l’enseignement qu’il avait reçu de Jésus pendant ces 40 jours, enseignement par lequel Pierre avait été mis en connaissance des choses qui concernent le royaume de Dieu.

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Dans Actes 2 v 40 et 41, Pierre a dit à la fin de son premier discours :

40 Et, par plusieurs autres paroles il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.

41 Ceux qui acceptèrent sa parole (de Pierre) furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.

 

Questions :

–        Est-ce que les paroles que nous avons l’habitude d’entendre de la bouche de Jésus dans les évangiles, et celles qui nous parviennent de la bouche de Pierre, sont issues de la même origine, comme au verset 40 par exemple ?

–        Est-ce que ce langage que tient Pierre ici, a un quelconque rapport avec les choses qui concernent le royaume de Dieu, c’est-à-dire le royaume d’en haut ???

La réponse est très facile à donner, puisqu’elle est dans le verset 41 : Ceux qui acceptèrent sa parole (donc celle de Pierre), furent baptisés.

Si on regarde bien toute cette parole de Pierre, est-elle la bonne nouvelle de Christ ?

Est-ce la bonne nouvelle venue de Dieu qu’ils acceptèrent ?

Est-ce à la bonne nouvelle de Christ qu’ils crurent et dans laquelle ils décidèrent d’être baptisés ?

(Il est quand même utile de signaler qu’entre la mort et la résurrection de Jésus jusqu’à la pentecôte, deux mois seulement se furent écoulés. On voit donc qu’il a suffi que Jésus ne fut plus là de manière physique, pour que le caractère et la nature de Pierre se révèlent au grand jour.)

C’est comme si Pierre n’avait pas conscience que Jésus-Christ était Dieu et que, même s’Il n’était pas présent physiquement, ses yeux voient tout et Il connait tout.

–        N’est-ce pas Pierre qui, maintenant, s’abroge le droit de prendre la place de Celui qui est remonté au ciel ?

–        Pierre a-t-il compris que Jésus-Christ ne fait «qu’Un» avec le Saint-Esprit qui a été donné ? Et s’il l’avait compris, se serait-il substitué à Jésus-Christ ?

Dans ce verset 41, ceux qui furent baptisés, le furent-ils sur leur demande, puisqu’il n’est pas écrit qu’ils se firent baptiser, mais qu’ils «furent baptisés» ?

A l’opposé de Pierre, nous ne voyons jamais Jésus imposer quoi que ce soit.

Et aussi : Est-ce que se sauver (donc par soi même), c’est la même chose que de croire au Sauveur, c’est-à-dire «croire» en Lui Seul ?

Le seul message que Jésus ait jamais demandé de prêcher, n’est-ce pas d’annoncer la bonne nouvelle à toute la création, et qui est à recevoir par la foi, comme Il l’a dit dans Marc 16 ?

Dans Marc 16 v 15 et 16, Jésus déclara en effet ceci :

15 Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

16 Celui qui croira (à cette bonne nouvelle) et qui sera baptisé (dans cette bonne nouvelle) sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Note importante : Lorsque Jésus parle de condamnation, soyons parfaitement assurés que ce n’est pas Lui qui condamne celui qui ne croira pas, mais c’est le fait que la personne, ne croyant pas à cette «bonne nouvelle» s’exclut de celle-ci, qui est par le moyen de la foi, et de ce fait se trouve condamnée parce que demeurant sous la loi.

–        celui qui ne croira pas

–        sera condamné.

Je pense qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter à ces quelques mots qui se suffisent à eux-mêmes.

 

Questions :

La première question à se poser par rapport à l’encadré au dessus d’Actes 2 v 40, est de savoir sur la base de quel message ceux dont il est parlé ont-ils été baptisés, vu qu’il n’est pas précisé qu’ils crurent, mais qu’ils acceptèrent ?

–        Accepter la parole actuelle de Pierre, est-ce la même chose que de croire dans le message de la bonne nouvelle, que Jésus-Christ avait déjà annoncée ?

–        Sur la base de quel genre de paroles le nombre des disciples s’augmenta-t-il, et de qui exactement ceux-ci étaient-ils devenus disciples ?

–        N’y avait-il pas eu pour cela un message d’accusation qui leur était parvenu, rendant responsable ceux qui écoutaient d’avoir livré, crucifié et fait mourir Jésus ?

–        Mais comment est-il possible d’accepter ce message d’accusation, puisque Pierre se contredit lui-même en disant juste avant que cette chose faisait partie du dessein éternel de Dieu ?

–        Oui comment accepter une telle contradiction si ce n’est à cause de la forte personnalité de Pierre qui en imposait, tout en s’imposant ?

En effet, dans le message de Pierre dans Actes 2, il y avait ceci :

23         cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies.

Si on venait vous accuser de meurtre ou d’assassinat, (car en vérité c’est ce que Pierre disait ici à ceux qui l’écoutaient, à propos de ce qui avait été fait à Jésus), pourriez-vous dire que vous entendez la voix de Dieu qui vous promet la Vie éternelle en Son Fils ?

–        Cette parole de Pierre, vous parait-elle porteuse de grâce, celle que par la foi et le Saint Esprit, Jésus ne cesse de nous faire parvenir ?

–        Où peut-on trouver la présence de Dieu dans les paroles «d’accusation de meurtre» de Pierre ?

–        Cela vous parait-il possible de recevoir et d’hériter la Vie éternelle dans un tel discours ?

–        Et pour les gens qui entendirent une telle contradiction, ont-ils retenu que Dieu avait prévu tout cela dans son dessein, ou ont-ils retenu qu’ils étaient responsables de cela ?

–        Comment peut-on être responsable d’une telle chose que Dieu a prévue depuis toujours, et dont Jésus lui-même avait prévenu les douze (dont Pierre), qu’il fallait que cela arrive ?

 

Actes 2 v 40 :

41 Ceux qui acceptèrent sa parole (donc de Pierre), «furent baptisés» ; et en «ce jour-là» le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.

Note : Il y eut donc un «ajout de disciples» dans un nombre déjà existant. Il est bon de noter cela.

Oui en effet le «nombre» des disciples s’augmenta».

Quand je pense au temps qu’il a fallu à Jésus pour avoir quelques vrais disciples, je m’interroge quant à la rapidité soudaine de cette «augmentation d’un nombre». On en viendrait même à se demander si Pierre n’avait pas une parole plus forte que celle de Jésus…

Au chapitre 1 nous lisions ceci : 46  Et il leur dit : Ainsi il est ECRIT que le Christ «souffrir-ait», et qu’il «ressusciter-ait» des morts le troisième jour, 47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. (Luc 24)

Jésus indiquait ici de la manière la plus formelle que tout ce qui venait d’arriver le concernant était prévu depuis longtemps dans les Ecritures, et qu’à la suite de ce que ces Ecritures prévoyaient par anticipation, il y aurait enfin un «pardon des péchés par le seul moyen d’une repentance par rapport à ces fameux péchés».

Cette repentance et ce pardon des péchés qui devaient être prêchés en son nom, étaient donc de la plus haute importance car cela n’existait pas auparavant du temps de la loi, qui mettait toute la responsabilité sur l’homme ainsi que son devoir de payer lui-même.

Or si on y regarde d’un peu plus près, les péchés en question n’étaient pas en rapport avec le fait que le Christ «souffrirait», et encore moins par le fait qu’Il ressusciterait. Non, tout ce qui était prévu par les Ecritures était «le moyen», et pas «la cause» …

En effet le «moyen» était prévu depuis toujours ; et ce «moyen» était en direction de ceux qui croiraient en ce «moyen», par lequel le pardon de Dieu sur les péchés de l’homme pouvait enfin se réaliser, puisque la loi rendait ce pardon impossible.

Et c’est justement à cet endroit précis que Pierre se trompe lourdement : Lui il prend le «moyen pour la cause et la cause pour le moyen».

Il inverse tout dans sa pensée toute humaine, comme auparavant quand il disait à Jésus qui lui annonçait qu’Il fallait qu’Il aille à Jérusalem et que là Il mourrait : « A Dieu ne plaise, cela ne t’arrivera pas. ».

(Ce qui arriva, pourtant ! La déclaration du «Prophète Pierre» ne se réalisa pas, effectivement, parce que Jésus repoussa Satan qui était en Pierre dans ses pensées toutes humaines. Mais hélas dans Actes cela recommence de nouveau.)

Il était aussi prévu par les Ecritures «la résurrection » c’est-à-dire : …, et qu’il «ressusciter-ait» des morts le troisième jour …

Mais réfléchissons un instant frères et sœurs : Si Pierre se trompait lourdement en ne voyant toujours pas «l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde à travers Jésus», comment selon vous entrevoyait-il cette fameuse résurrection qui était prévue depuis toujours ?

Eh bien il ne pouvait l’entrevoir que comme une suite à son erreur de prendre Jésus pour une « victime ». Pour lui, la résurrection qui était prévue, c’était «la vengeance de Dieu sur un péché commis, qui est celui d’avoir tué Jésus…»

La résurrection de Jésus était en effet une sorte de vengeance de Dieu sur la mort, et tout spécialement sur celle de son Fils, mais certainement pas une vengeance sur l’homme car c’est «pour lui», c’est-à-dire en sa faveur, que cette mort fut nécessaire.

Quelle erreur commettait donc Pierre en parlant de la sorte ! Quelle lamentable erreur ! Et c’est pourquoi chez Pierre tout passe sous forme d’accusation, et c’est sous ce rapport que le «nombre des disciples de la parole de Pierre s’augmente et s’augmente tout les jours encore et encore…». J’en veux pour preuve tous les chrétiens dits «évangéliques» qui croient et sont «soumis» aux enseignements de Pierre…

C’est lamentable, pour ne dire que ce mot !

Prenons un exemple : Pierre dit à un moment donné dans son message d’Actes 2 :

23  … cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies.

24  Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.

Ça voyez-vous c’est la présentation malheureuse qui est dans nos bibles, c’est-à-dire avec un retour à la ligne et un n° de verset ajouté. Je vous présente maintenant ce qui est exactement écrit, vu que ni les n° de versets ni même les versets n’existent dans l’original :

23 et 24  … cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies, Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.

 

Nous y lisons alors que Pierre prend la résurrection de Jésus comme une «revanche» que Dieu aurait prise sur les hommes : «Vous l’avez tué… mais Dieu l’a ressuscité».

De telles pensées n’existent, ni en Dieu ni en Jésus-Christ ! Dans la pensée divine il n’y a que don, et pas de vengeance ; et s’il y a vengeance ce n’est pas de manière haineuse, mais plutôt dans le sens qu’un don est fait à la place de ce qui avait été ôté à l’homme.

 

Actes 2 v 42 et 43 :

42 Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.

43 La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.

Questions :

Si on s’interroge un peu, peut-on dire qu’une «crainte qui s’empare de chacun» est une bonne chose ?

Ou autrement dit, est-ce que cela fait suite à «une bonne nouvelle» ?

–        Que vient faire la crainte ici ?

–        Peut-il y avoir de la crainte dans la foi ?

–        Et s’il ne peut pas y avoir de crainte dans la foi, avec quoi est liée la crainte ?

Si c’est soi-disant une bonne crainte comme beaucoup le pensent, comment alors comprendre que Jésus ne cesse de dire «ne crains pas» ou «ne crains point» suivi de «crois seulement» ?

Si dans Luc 1 v 74, Zacharie a pu parler «de servir Dieu sans crainte», cela ne voulait-il pas dire «de le servir sans la crainte de la loi, c’est-à-dire «hors servitude» ?

72 C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères (c’est-à-dire Abraham, Isaac, Jacob, donc ceux de la foi), et se souvient de sa sainte alliance (dont le fondement était la foi),

73 selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, (donc dans le domaine de la foi, étant donné que la loi n’était pas encore),

de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.

Alors ! ? Comment est-il possible que maintenant «La crainte s’emparait de chacun», sinon parce que le régime de loi était revenu en force ?

Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance… (Galates 5 v 22)

–        La crainte, est-elle un fruit de l’Esprit ?

 

Actes 2 v 44 à 47 :

44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.

45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

46 Ils étaient chaque jour tous ensembles assidus au temple. Ils rompaient le pain dans les maisons et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, 47 louant Dieu et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.

Note : Il est nécessaire maintenant d’ajouter une précision importante quant à «ceux qui étaient assidus au temple».

Bien qu’il soit difficile à croire que ce qui était enseigné dans ce temple était parfaitement conforme à l’évangile de Dieu, il était quand même un lieu de prière, et Jésus y faisait beaucoup de cas.

Il y avait des bonnes prières et d’autres pas tout-à-fait, ce que Jésus déclare dans Luc 18 :

10         Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11               Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ;

12               je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13         Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14         Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Donc, au-delà de ces considérations, il est à noter que ces personnes faisaient ensuite, après le temple, autre chose : Ils rompaient le pain dans les maisons et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, 47 louant Dieu et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.

Ça voyez-vous c’était le «repas du Seigneur» pour ses disciples. C’était quelque chose de totalement incompréhensible pour les juifs sous la loi. Jésus disait en effet que sa chair était une nourriture et son sang un breuvage, ce qui entraina des moments de tension extrême car ne comprenant pas spirituellement ces choses. Il suffit de le lire dans Jean 6 par exemple.

Posons-nous donc la question de la compatibilité entre la position de «ceux qui croyaient», allant dans le temple et son enseignement, et leur autre position dans «leurs maisons pour rompre le pain».

Or Pierre avait bonne place dans ces lieux… Il était de ceux qui «étaient considérés comme des colonnes»…

Note supplémentaire : Dans ce texte de Actes 2, nous voyons aussi qu’il y avait là un esprit de communauté, et que c’était dans le sens du besoin de chacun que ceux qui croyaient vendaient leurs propriétés.

Mais n’y a-t-il pas là une anomalie, une exagération et un engrenage malsain, surtout lorsque nous savons que Jésus n’a jamais rien déclaré concernant la vente généralisée des biens ?

Lorsque Jésus s’adresse à ce jeune homme riche de Matthieu 19, n’est-ce pas à lui qu’Il s’adresse, personnellement et individuellement ?

21         Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

N’y a-t-il pas là aussi une contradiction entre le fait d’être tous dans le même lieu et le fait d’aller annoncer l’évangile, comme Jésus le fit savoir à celui qu’Il avait délivré ?

Dans Marc 5 v 18 à 19, Jésus déclara :

18 Comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque lui demanda la permission de rester avec lui.

19 Jésus ne le lui permit pas, mais il lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi.

Ici, est-ce que Jésus n’envoyait pas déjà cet homme pour annoncer une bonne nouvelle ?

 

Actes 4 v 32 :

32 La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

 

Note : Par rapport à Actes 2, on voit qu’un certain temps a passé et qu’il est maintenant question d’une multitude de croyants.

Ici il n’est plus question de vendre quoi que ce soit, mais de vivre en vase clos avec tous les biens en commun.

N’y a-t-il pas ici contradiction avec l’enseignement de Jésus, comme par exemple la parabole du Samaritain qui est là pour nous montrer avec quel état de cœur nous pouvons être en aide à celui qui se trouve dans le besoin ?

Oui, dans ces conditions de vase clos et de biens communs, comment répondre maintenant à l’attente de Jésus qui dit ceci dans Luc 10 :

31               Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.

32               Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.

33         Mais un samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.

34         Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.

35         Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.

36         Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ?

37         C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même.

 

Mais ici dans Actes 4, qui suivait-on ? Qui était le modèle à suivre ? Était-il question d’une vie personnelle et intime avec Jésus, ou bien cela passait par la communauté, comme nous voyons que la chose est devenue monnaie courante de nos jours ?

L’argent qui part en direction de l’assemblée peut-il partir en direction du pauvre qui se trouve à l’extérieur ? Et le libre arbitre par rapport à ce que chacun sait au sujet de faire le bien, où se trouve-t-il ?

Il est vrai que «La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme…» mais être «un cœur et une âme» est-ce de la même nature qu’être «un seul Esprit en Jésus-Christ» ?

 

Dans Actes 4 v 34 et 35, il se passait ceci :

34 Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu 35 et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.

 

Note : Ici nous pouvons constater qu’il est à nouveau question de vente de biens de manière généralisée, mais plus de la même manière que précédemment.

Encore une fois, par rapport à ce que Jésus a dit dans Matthieu 19 (vu au dessus), la vente et la distribution de biens devait-elle être une affaire personnelle, ou généralisée ?

Et encore ici dans Luc 18 :

8           Mais Zachée, se tenant devant le seigneur, lui dit : Voici, seigneur, «je» donne aux pauvres la moitié de «mes biens», et si «j’ai» fait tort de quelque chose à quelqu’un je lui rends le quadruple.

9           Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

Jésus a-t-Il reproché à Zachée de ne donner aux pauvres que la moitié de ses biens ?

Ici au-dessus, dans actes 4, n’y avait-il pas le danger bien connu de «la loi du nombre», et donc le risque d’imitation ?

Puisque le partage des biens passe par les mains des apôtres uniquement, de quelle manière celui qui a donné peut-il entendre Jésus lui dire : «Je te reconnais bien-là, effectivement, toi aussi tu es un vrai fils d’Abraham.»

Pourquoi Pierre, ainsi que les autres apôtres, sont-ils passés au-dessus de l’enseignement de Jésus et n’ont-ils pas retransmis ce qu’Il enseignait, c’est-à-dire cet aspect profondément personnel du don, qui est une image du don de soi ?

Mais plus grave que cela, il y a cette notion d’argent que nous allons maintenant évoquer, car ici il n’est plus question de vente de biens, de terrains ou de maison, mais bien d’argent «sonnant et trébuchant» qui était déposé aux pieds des apôtres.

 

Actes 4 v 34 et 37 :

33 Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous.

34 Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu 35 et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre, 37 vendit un champ qu’il possédait, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres.

Actes 5 v 1 :

Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira, sa femme, vendit une propriété 2 et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste et le déposa aux pieds des apôtres.

Note : Par trois fois il y a cette expression «le déposaient ou déposa (l’argent) aux pieds des apôtres».

Comme on le sait, lorsqu’une chose est faite aux pieds de quelqu’un, c’est comme une marque de soumission très prononcée, pour ne pas dire totale ; c’est la reconnaissance implicite qu’on considère cette personne comme étant une autorité au dessus de nous :

Luc 7 : 37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il (Jésus) était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum 38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa et les oignit de parfum.

Luc 17:16 Il (le lépreux) tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un «Samaritain».

Pour aider à mieux voir ce qui se passait dans ce temps «des Actes», considérons d’abord le nombre de croyants ou de baptisés qui étaient là, soit cinq mille âmes (4 v 4) qui étaient devenues maintenant une multitude (4 v 32).

Dans ce si grand cadre, composé de tant de personnes, il devait se passer un fort va et vient de gens qui apportaient l’argent aux pieds des apôtres, ou bien d’en recevoir.

Questions : Que se passait-il avec l’argent ?

La grâce dont il est parlé au v 33 et qui reposait sur eux tous, justifiait-elle le rapport qui existait avec l’argent dans cette église de Jérusalem, dont Pierre s’était placé en tant que responsable majeur ?

–        Qui a laissé s’instituer cette coutume de déposer le produit de la vente des biens, aux pieds des apôtres ?

–        Pouvons-nous penser un seul instant que Jésus aurait accepté de quiconque qu’il dépose de l’argent à ses pieds ?

–        Et pour Lui, Jésus, quel était le rapport qu’Il avait avec l’argent ?

Matthieu 17 :

Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ?

25         Oui, dit-il (Pierre). Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint (donc Pierre), et dit :

Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts ? De leurs fils ou des étrangers ?

26         Il lui dit : Des étrangers.

Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts.

27         Mais, pour ne pas les scandaliser, va (Pierre) à la mer, jette l’hameçon et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche et tu trouveras un statère. Prends-le et donne-le-leur pour moi et pour toi.

Donc ce qui se passait là, dans actes 4, était-ce bien dans le «droit fil» de l’Esprit de Jésus, c’est-à-dire dans l’Esprit de ce qui sera éternellement dans le Royaume de Dieu à venir ?

Est-ce que tout ce qui est écrit au dessus ne vous fait pas penser à une certaine religion dont une personne, -une seule-, se trouve à la tête de tous, jusqu’à imprégner de son système toutes les autres religions qui sont venues d’elle et à sa suite ?

Concernant l’argent, dans Matthieu 6 Jésus a dit : 24    Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Alors, lorsqu’on venait déposer de l’argent aux pieds des apôtres, qui était servi pendant ces moments-là ?

Et les apôtres, qui servaient-ils, puisque ce sont eux qui avaient mis en place ce système ?

Et ceux qui avaient pourtant cru en Jésus-Christ, qui servaient-ils en se soumettant ainsi aux apôtres de manière si avilissante ?

Sur l’argent Jésus a parlé clair : Il est question de haïr l’un et d’aimer l’autre, de s’attacher à l’un et de mépriser l’autre.

 

Questions :

Qui des deux, d’après ce que Jésus a dit sur Dieu et Mammon, était aimé, servi ? A qui s’attachait-on, et qui était haï et rejeté lorsqu’on mettait l’argent aux pieds des apôtres ?

Y-a-t-il une quelconque commune mesure entre Dieu et Mammon dans ce cas ?

Aujourd’hui, y a-t-il si peu de personnes qui soient vraiment attachées à l’enseignement de Jésus à ce sujet, pour ne pas être choquées par de telles pratiques ?

Note complémentaire :

Dans le texte de Marc 14, Jésus n’a apprécié qu’une seule et unique chose de cette femme :

Son geste envers Lui, et non le prix du parfum.

Mais ici dans actes, la seule chose que recevait Pierre, c’était de l’argent.

Dans Actes 4 et 5, toujours sous la responsabilité de Pierre, il se passait encore ceci :

4 v 36 et 37 :

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils de consolation, Lévite, originaire de Chypre, 37 vendit un champ qu’il possédait, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres.

Note :

Ces versets 36 et 37 d’actes 4 sont d’une extrême précision et demandent un peu d’attention pour ne pas manquer le but pour lequel ils ont été écrits de manière aussi précise.

Joseph était un lévite, donc de la tribu de Lévi. Les Lévites étaient au service du temple de la loi, et normalement, à ce titre, ils n’avaient pas de biens ou de possessions à acquérir d’eux-mêmes, mais c’est l’Eternel qui leur donné possession (Nombres 18 v 24).

24  Je donne comme possession aux Lévites les dîmes que les enfants d’Israël présenteront à l’Éternel par élévation ; c’est pourquoi je dis à leur égard : Ils n’auront point de possession (acquise d’eux-mêmes) au milieu des enfants d’Israël.

Joseph était donc de cette tribu-là, et les biens des Lévites étaient une attribution, un don de l’Éternel, et pas une acquisition suite à un achat :

34 Les champs situés autour des villes des Lévites ne pourront point se vendre ; car ils en ont à perpétuité la possession (Lévitique 25 v 34).

Donc le terme «possédait» de ce verset 36 d’Actes 4 est très important, car il démontre que le champ n’était ni une attribution ni un don, mais bien une possession propre, suite à un achat personnel.

«Un» champ que Joseph le Lévite possédait, ce n’est pas «le» champ. Cela sous-entend que parmi «les» champs qui étaient attribués à Joseph de par la loi des Lévites, il y avait «un» champ qui n’était pas une attribution mais réellement un bien qu’il avait acheté.

Questions :

–        Joseph, le Lévite, vendit donc un champ qu’il possédait. Pourquoi le vendit-il ce champ qui n’avait rien à voir avec la loi, puisque selon elle il était interdit aux Lévites de vendre les champs qui leurs étaient donnés en possession.

–        Pourquoi alors Joseph (surnommé Barnabas par les apôtres) vendit-il ce champ ?

Réfléchissons et comprenons.

Il sentait en lui qu’il n’avait pas le droit d’avoir ce champ en propre, parce qu’il était Lévite et qu’il savait selon la loi que sa seule possession devait venir d’un don de l’Eternel.

Il y avait donc en lui comme une forme d’accusation ; mais comme on ne peut pas être accusé par la grâce, alors ça ne pouvait être que par la loi qu’il se sentait accusé, et cela bien plus que ne l’aurait été quelqu’un d’autre, à cause de sa position de Lévite.

Joseph était donc en train de revenir à la loi. C’est pourquoi il est parlé de lui en tant que Lévite, c’est-à-dire une position qui n’existe que dans la loi.

S’il n’avait pas été sous la loi il n’aurait pas eu besoin de vendre ce champ, puisqu’il aurait alors été sous la grâce !

C’était sous la loi qu’il n’avait pas le droit de posséder quelque chose !

Donc en se dépossédant de son bien, Joseph se remettait sous le système lévitique, c’est-à-dire Lévite dans la loi. Mais comment est-il possible d’être Lévite en tant que chrétien ? Dans ce cas n’y aurait-il pas incohérence, puisque par Jésus-Christ tout le régime et tout son service a changé comme le texte de Hébreux 7 v 12 le dit ?

Dans ce cas aussi le Lévite n’a plus de raison d’être et doit faire place au chrétien, celui qui maintenant vit par la foi en Christ, et qui par conséquence n’observe plus la loi pour vivre (Romains 10 v 5 à 8).

Ainsi, Joseph/Barnabas, de la grâce à laquelle il avait cru retourna à la loi, et cela très certainement à cause de la pression que Pierre ne cessait d’exercer sur ceux qui se trouvaient maintenant sous sa coupe.

Et Jésus-Christ dans tout ça, où se trouve-t-Il ?

Mais le pire de tout, c’est que cela a été pris pour une excellente action, et même probablement comme une référence.

Nous vous en laissons maintenant juges.

Et comme ce fut le cas pour ceux qui le précédèrent (Actes 4 v 35), lui aussi «apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres.» (Deuxième fois)

 

Actes 5 v 1 à 5 :

1 Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira, sa femme, vendit une propriété, 2 et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres.

3 Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit et que tu aies retenu une partie du prix du champ ?

4 S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ?

Et après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ?

Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ?

Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.

5 Ananias, entendant «ces paroles», tomba et expira.

Une grande crainte saisit tous les auditeurs.

Note : Le «Mais» qui commence ce chapitre montre bien un lien, et qu’il s’agit donc de la suite de ce qui s’était passé auparavant avec Joseph le Lévite.

Questions :

–        A qui Ananias mentait-il ? N’était-ce pas à ceux qui étaient en face de lui et qui n’étaient que des hommes comme les autres ?

–        Ananias était-il dans l’obligation de donner la totalité du prix du bien qu’il avait vendu ?

Non !

Et s’il a menti, à cause de qui a-t-il menti ?

–        Cela ne vous semble-t-il pas étrange aussi, que Pierre appelle Ananias par son nom ?

Cela ne prend-il pas une tournure encore plus particulière, lorsqu’on s’aperçoit que Pierre connaît autant Ananias que le prix de son champ ?

–        Autre question et pas des moindres : Peut-on mentir au Saint-Esprit ; ou même à Dieu ?

–        Qui de Pierre ou du Saint-Esprit a donné les paroles qui ont eu pour effet de priver Ananias du «souffle de vie», au point qu’il tomba et expira ?

–        Qu’est-ce qui a provoqué cette mort ???

–        Si Ananias avait vraiment menti au Saint-Esprit, comme Pierre l’affirmait, Le Saint-Esprit n’aurait-il pas été capable d’agir seul, sans le secours de Pierre ?

–        Le Saint-Esprit n’aurait-il pas convaincu Ananias de son péché, s’il y avait eu péché ?

–        Et dans le cas où Ananias aurait réellement péché, Le Saint-Esprit, après l’avoir convaincu, aurait-il fait mourir Ananias ou l’aurait-il fait vivre ?

Et aussi quel effet les paroles de Pierre, qui entrainèrent la mort d’Ananias, ont-elles produit sur tous ceux qui étaient-là présents ?

Réponse : Une grande crainte saisit tous les auditeurs.

 

Oui, voyons bien qu’il s’agit «d’auditeurs», c’est-à-dire que ce n’est pas à cause de ce qu’ils ont vu la mort d’Ananias que cette «grande crainte les saisit», mais c’est à cause de ce qu’ils ont entendu les paroles de Pierre et qui ont produit un tel fruit.

Voyez-vous quelque part chez Pierre, l’esprit d’un berger de Jésus qui est censé paitre Ses brebis avec douceur comme le Maitre a pour habitude de le faire, prenant soin de chacune d’elle, car connaissant la valeur d’une âme pour Dieu ?

Dans Jean 12 v 47, Jésus a déclaré :

47 Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.

Dans Jean 16 v 13 et 14, Jésus a aussi dit :

13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité (qui est le Saint Esprit), il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

14 Il (Le Saint Esprit) me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, (qui suis la Vie) et vous l’annoncera.

La question qui est alors à se poser maintenant est celle-ci : Pierre connaissait-il vraiment la Personne du Saint-Esprit et son ministère ??? Et s’il ne le connaissait pas, de quel autre esprit Pierre était-il animé ?

Quelle était donc la chose la plus grave ? La dissimulation d’Ananias qui en cela ne faisait de mal à personne, ou bien les paroles de Pierre qui firent mourir Ananias ?

Ananias aussi «… déposa aux pieds des apôtres.». (Troisième et dernière fois)

Revenons un instant, si vous le voulez bien, au texte de Actes 1 où pendant 40 jours Jésus a enseigné les siens de bouche à oreilles et leur a fait connaître les choses qui concernent le royaume de Dieu.

Retrouvez-vous dans ce qui se passe entre Pierre et Ananias, l’enseignement de la bonne nouvelle du royaume de Dieu qui se vit dans le Fils par la foi et par l’Esprit ?

Pour nous aider à un jugement sain de la situation, comparons encore avec la manière de faire de Jésus dans Matthieu 22, pour voir ce que Lui dit et fait dans un cas presque similaire, puisqu’il est question d’argent, ainsi que de tenter Jésus :

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ?

(Il s’agit donc bien d’une question d’argent).

18 Jésus, connaissant leur méchanceté répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ?

21 De César, lui répondirent-ils.

Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

22 Etonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent et s’en allèrent.

 

Questions :

Par rapport au comportement et paroles de Pierre, peut-on faire confiance à un berger qui n’agit pas et qui ne garde pas les paroles de son Maitre, et qui, au lieu de paitre les brebis qui ne lui appartiennent pas, les fait mourir ?

Retrouve-t-on là l’enseignement de Jésus pendant 40 jours sur les choses qui concernent le royaume de Dieu ?

Ainsi ce serait donc un enseignement dans lequel se trouverait la mort, que Jésus aurait enseigné aux siens de bouche à oreilles ?

 

Note supplémentaire :

Arrivé à ce stade, il est encore très édifiant de comparer deux textes :

Matthieu 27 :

14         Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs 15 et dit : Que voulez-vous me donner et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

16         Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.

 

28 ; 3 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné (Jésus), se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens 4 en disant : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde.

5 Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira et alla se pendre.

6 Les principaux sacrificateurs les ramassèrent et dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

7 Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier pour la sépulture des étrangers.

8 C’est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

9 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie le prophète :

Ils ont pris les trente pièces d’argent, -la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël-, 10 et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

En ce qui concerne Judas Iscariote, qu’est-il advenu des trente pièces d’argent qu’il jeta dans le temple ?

Et bien les principaux sacrificateurs s’en servirent pour l’achat d’un champ, le champ dit «du potier».

Bien sûr, religieusement-parlant les principaux sacrificateurs ne pouvaient pas garder cet argent pour le temple, mais il n’en demeure pas moins qu’ils s’en sont servis et qu’ils étaient donc liés à cet argent, au contraire de Judas qui s’en était maintenant délié.

Pour ce qui est de Judas, il est bien écrit que ce fut seulement lorsqu’il sut que Jésus était condamné qu’il alla rendre les trente pièces d’argent à ceux qui les lui avaient données :

Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné (Jésus), se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens 4 en disant : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Judas refusa donc la somme qui lui avait été donnée pour livrer Jésus… Mais que dit-il ensuite : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ici ce n’est plus «l’homme Jésus» dont Judas se rendit compte qu’il l’avait «livré», mais qu’en fait il avait livré le «sang innocent», vu qu’il savait dès lors que Jésus était définitivement condamné à mort.

Or ça il ne le savait pas avant, c’est-à-dire que, de «l’homme livré» cela passerait au «sang innocent livré» ! C’est pour ça qu’il voulut absolument rendre l’argent à ceux qui le lui avaient fourni, et que lui-même avait sollicité.

Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Quelle est la leçon majeure de ce que Matthieu déclare ici ?

Pour répondre, il est absolument nécessaire d’aller voir cette déclaration du prophète qui risque fort bien de nous choquer, car en effet ici nous ne voyons pas vraiment à qui se rapporte ce fameux «comme le Seigneur me l’avait ordonné» :

Zacharie 11 : 11 Elle fut rompue ce jour-là ; et les malheureuses brebis qui prirent garde à moi, reconnurent ainsi que c’était la parole de l’Éternel.

12 Je leur dis : Si vous le trouvez bon donnez-moi mon salaire ; sinon ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! Et je pris les trente sicles d’argent et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Combien il est étrange de voir ici le lien prophétique entre Zacharie et Judas !

Toutefois la comparaison s’arrête aux faits seulement, car concernant l’état de cœur de ces deux hommes, il était totalement opposé. Mais il n’en demeure pas moins que les faits sont au détail près similaires…

Mais alors dans ce cas, qui était plus coupable ? Judas, qui se repentit, et qui ramena l’argent selon ce que Zacharie avait prophétisé, ou bien les sacrificateurs desquels l’Eternel dit : «Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé !»

Et pourquoi donc Pierre avait-il dit ceci au sujet de Judas : «Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime», alors que la prophétie atteste très précisément la parole de Matthieu qui dit que ce sont les sacrificateurs qui l’ont acheté ?

Mais alors, de qui Pierre tenait-il cette information mensongère, au point qu’elle soit encore actuelle aujourd’hui, et cela contre la parole même que l’Éternel avait dite à Zacharie et contre ce qui s’était réellement passé ?

Il y avait là une injustice commise envers Judas, et bien plus tard, Matthieu a voulu rétablir cette injustice, en disant non seulement ce qui s’était réellement passé mais en disant surtout que cela avait été prophétisait.

Si nous arrivons à en voir le principe, tout ce qui se passe ici avec Judas, au sujet de l’argent et des sacrificateurs, nous ramène à ce qui concerne Ananias, car après sa mort, on est en droit de se demander ce qui est advenu de l’argent qu’il déposa aux pieds des apôtres ?

Donc les apôtres, à commencer par Pierre, n’ont-il pas agréé ce don d’Ananias ?

Mais alors, l’argent d’Ananias, était il pur ou impur ?

Et Pierre, après ce qui s’était passé avec Ananias, comment pouvait-il regarder cet argent, comme pur ou comme impur ?

Et si Pierre avait déclaré lui-même à Ananias que Satan avait rempli son cœur, comment pouvait-il à la fois regarder l’état de cœur d’Ananias comme impur, et son argent comme pur, puisqu’il le gardait ?

Devant une telle origine soi-disant diabolique, Pierre n’aurait-il pas mieux fait de mettre à l’écart un tel don, et de le signifier comme tel afin qu’il n’y ait aucun doute qui demeure ?

Et au fait, était-ce vrai que Satan avait rempli le cœur d’Ananias ? Ou-bien Ananias avait-il simplement fait ce qu’il pouvait en rapport de ce que sa foi lui permettait ?

N’y a-t-il pas ici encore de quoi s’interroger sur la gravité de ce qui se passe, car à la suite de cet évènement tragique nous ne voyons nulle-part que cet argent ait été mis de côté pour cause d’impureté, due à un mauvais état de cœur !

En effet, que pouvait penser quiconque avait assisté à la scène ou en avait entendu parler, et qui par la suite bénéficiait de cet argent ? Ne pouvait-il pas y avoir là un gros problème pour la conscience de quelqu’un ?

Et puis il y avait le problème de la femme d’Ananias, qui maintenant se trouvait veuve !

Pierre va-t-il rendre cet argent à la veuve ? Car normalement il ne pouvait l’accepter cet argent, à cause de ce qu’il avait déclaré et de ce qui était arrivé !

Va-t-il s’occuper maintenant de cette veuve comme le conseille si souvent l’Écriture, comme ici Esaïe :

Esaïe 1 ; 17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve.

 

—-

Actes 5 v 7 à 11, Pierre a dit :

7 Environ trois heures plus tard, sa femme entra sans savoir ce qui était arrivé.

8 Pierre lui adressa la parole : Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ?

Oui répondit-elle, c’est à ce prix-là.

9 Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit du seigneur ?

«Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t’emporteront».

10 Au même instant elle tomba aux pieds de l’apôtre (Pierre), et expira.

Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte. Ils l’emportèrent et l’ensevelirent auprès de son mari.

11 Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

Questions :

–        Ce qui a été dit par Pierre au verset 8, n’était-ce pas un piège tendu à la femme pour qu’elle y tombe dedans : «Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ?», alors qu’elle ne savait pas ce qui venait de se passer avec son mari, comme cela est écrit ?

–        Il s’était passé trois heures de temps ; c’est long trois heures, avant que Saphira ne vienne, peut-être inquiète de ne pas voir revenir son mari. Durant ces trois heures, Pierre n’a-t-il pas eu tout le temps nécessaire pour réfléchir à la chose grave qui venait de se passer avec Ananias ?

–        Est-ce que Pierre a donné à cette femme une seule chance de ne pas mourir ?

–        Est-ce qu’un seul instant, Pierre a pensé aux paroles de Jésus qui lui avait dit : Pierre, pais Mes agneaux, pais Mes brebis ?

–        Et dans ce sens, n’est-il pas incroyable qu’il «prophétise» à la femme sa mort immédiate ?

–        N’y a-t-il pas ici, envers Saphira, une accusation suivie d’une condamnation à mort, annoncée d’avance ?

–        Pierre n’est-il pas en train de conduire à la mort un Bien qui ne lui appartenait pas ?

Plus que cela : Nous savons que nous sommes tous appelés à être et à demeurer «en Jésus». Mais alors, en annonçant une parole de mort à Ananias et à Saphira, «Qui» Pierre atteignait-il indirectement ?

En touchant ceux que Jésus avait appelé «Mes agneaux» à qui Pierre s’en prenait-il ?

N’était-il pas allé jusqu’au trône de Dieu, portant avec lui un message contraire à celui de Jésus ? Et le comble c’est qu’il fit cela sur la base d’argent sonnant et trébuchant, qui est le domaine réservé du dieu «Mammon».

–        N’est-il pas incroyable que Pierre ait pensé et agi de manière totalement opposée à celle de Jésus ?

–        L’Esprit du Seigneur, est-il un Esprit de mort ou bien au contraire un Esprit de Vie ?

Mais pour que vienne un Esprit de Vie en quelqu’un, encore faut-il lui avoir donné des paroles de Vie, afin que ce soit la foi qui soit suscitée en lui et non une frayeur mortelle !

–        Qui a tenté l’Esprit du Seigneur dans cette affaire ?

–        Qui a tendu un piège à cette femme, à tel point qu’elle aussi fut privée de souffle (d’Esprit) et expira, puisqu’expirer c’est rendre le dernier souffle ?

–        Cela n’est-il pas extrêmement choquant de voir cette femme expirer aux pieds de Pierre ?

–        N’est-ce pas à ces mêmes pieds que l’argent était apporté et déposé ?

–        N’est-ce pas ces mêmes pieds que Jésus avait Lui-même lavés à Pierre, et proposant aux siens de faire comme Lui, c’est-à-dire de s’abaisser afin d’être élevés ?

–        Dans ce lieu de crainte et de mort, ne s’est-il trouvé personne pour empêcher cette femme de mentir à son tour, en la prévenant par exemple de ce qui était arrivé à son mari ?

–        Etaient-ils tous paralysés ?

Non il n’y eut personne, et cela à cause de la grande crainte qui les avait tous saisis à la mort d’Ananias.

Oui, ils étaient tous paralysés, et il n’y eut donc personne pour intervenir, et cela à cause de la grande crainte qui les avait tous saisis à la mort d’Ananias.

C’est donc par rapport à ce que Pierre inspirait à tous, que personne n’intervint.

–        Et pourquoi Pierre, qui était le chef incontesté de cette communauté, n’a-t-il pas prévenu cette femme ? L’argent était-il si important à ses yeux ? Plus qu’une vie humaine ?

–        Est-ce digne d’un berger d’agir de cette manière ?

–        Est-ce ainsi que l’on fait paitre les fragiles agneaux et brebis du Seigneur ?

Et Jésus Lui, comment s’y est-Il pris avec la femme pécheresse de Jean 8, alors que le commandement de la loi disait de lapider cette femme ?

7 Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle…..

10 Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ?

Personne ne t’a-t-il condamnée ?

11 Elle répondit : Non, seigneur.

Et Jésus lui dit : «Je ne te condamne pas non plus : Va et ne pèche plus

 

Maintenant revenons sur la situation d’ensemble comme pour voir d’un peu haut, sans oublier que tout ceci est arrivé dans un temps relativement court, de quelques années.

Pourquoi Ananias a-t-il agi de cette manière dissimulée, avec Saphira qui l’a suivi ?

D’où est venue cette sorte d’obligation sous-entendue dans laquelle Ananias et Saphira se retrouvèrent prisonniers ?

Ce que nous voyons là en tant que fruit au travers de ces deux fragiles brebis, ne provient-il pas d’une situation que Pierre avait validée, en acceptant avec les autres apôtres que de l’argent soit apporté de la manière la plus ostentatoire qui soit, c’est-à-dire à leurs pieds ?

–        Mais sur quel piédestal était donc posé Pierre ?

–        Les apôtres, étaient-ils dans l’abaissement, ou dans l’élévation ?

–        En abaissant ainsi les autres, ne s’élevaient-il pas eux-mêmes ?

–        « Que le plus grand soit le plus petit et que le pus petit soit le plus grand », n’était-ce pas les recommandations que Jésus donnait à ses disciples ?

–        Pour ce qui est de Jésus, ceux qui l’aimaient profondément venaient à ses pieds… Est-ce que des fois Pierre ne voulait-il pas prendre quelque part sa place ?

Par rapport avec ce qui s’était passé avec Joseph le Lévite, Ananias pouvait-il se sentir libre de garder son champ, ou bien y avait-il sur lui et tous les autres disciples une pression telle, qu’ils ne pouvaient que se sentir comme obligés de… ?

Mais… comment se fait-il qu’avec Joseph le Lévite il n’y ait pas eu de demande pour savoir si le prix était bien le bon prix, et qu’avec Ananias ce fut le cas ?

Ce qui est fort probable c’est que Pierre était influencé par la position de Lévite de Joseph. Il était impressionné par tout ce qui touchait à la loi et aux différentes fonctions du temple, ainsi que des généalogies des uns et des autres. Il ne se sentait pas la permission de toucher à qui que ce soit selon la loi, vu qu’il était encore lui-même sous la loi mais de manière cachée.

Ananias et Saphira, eux, n’étaient pas Lévites, mais lorsqu’ils virent Joseph apporter l’argent du champ qu’il avait vendu, pouvaient-ils penser autrement que ceci par exemple : «Puisque lui l’a fait, nous aussi il -faut- qu’on le fasse !» ; sauf qu’ils ne savaient pas que Joseph se remettait sous la Loi en agissant ainsi.

Et ne pouvaient-ils pas encore penser ceci :

–        «Si Joseph l’a fait on doit le faire aussi.

–        N’est-ce pas un exemple à suivre ?

–        D’autant plus que si Pierre et les apôtres sont d’accord avec cette façon d’agir, ce doit donc être forcement une bonne chose que le Seigneur approuve !»

Etant ainsi sous l’influence de la loi du nombre, ils se retrouvèrent dans le système de la loi d’obligation qui fait dire ceci : «Je DOIS, je DOIS, je DOIS … Si lui l’a fait moi aussi je DOIS le faire».

Ou encore pensaient-ils peut-être ceci : «Et que diront les apôtres du Seigneur si je ne fais pas comme tout le monde ? Ils m’excluront peut-être !»

Ananias et Saphira étaient encore sous la loi d’obligation, et à ce titre ils n’avaient pas envie de vendre leur champ.

Mais était-ce de leur faute ? Avaient-ils au préalable entendu le message qui délivre de l’emprise de la loi ?

Lorsqu’on pense que les apôtres étaient peut-être assis sur des sièges, comme s’il y avait des réunions prévues exprès pour récolter de l’argent, y voyons-nous l’Esprit de Jésus quelque part ?

Non, ils ont tous été pris dans le bain de ce qui se faisait, c’est-à-dire vendre ses biens et en apporter le prix aux pieds des apôtres. C’est donc sous ce régime de loi d’obligation qu’ils ont agi, et quand on est sous l’obligation de cette loi on ne le fait pas avec le cœur, c’est-à-dire qu’on ne fait pas le bien que l’on veut et on fait le mal que l’on ne veut pas. (Romains 7)

Ananias et Saphira ont donc été jusqu’au bout de leurs limites, au bout de ce qu’ils pouvaient donner, mais ils n’étaient pas à l’aise ; ils l’ont fait pour faire comme tout le monde, pour faire comme Joseph.

Joseph était un Lévite, et comme on l’a vu plus haut cela n’est pas marqué innocemment. Tout est à comprendre à partir de ce détail.

L’un a fait cette chose en se remettant sous la loi, et cela en a entraîné d’autres. On voit bien cela dans l’épître aux Galates lorsque Pierre ne marcha pas droit selon l’évangile ; qu’il usa de dissimulation au point que même Tite qui n’était pas Juif fut tenté de se faire circoncire…

Alors il fallut que Paul reprenne Pierre en face. Heureusement !!!

Oui quand quelqu’un commence à agir sous loi en tant que mode de vie et de pratique, il arrive souvent que les âmes mal affermies dans la foi soient tentées de faire pareil, de vivre pareil.

Mais, bien que Joseph ait en cela sa propre responsabilité, est-ce que lui-même n’avait pas été victime de tout un régime de loi qui avait été maintenu et mélangé à de la foi ?

Tout ce qui se passait depuis le premier discours de Pierre, avait créé une atmosphère sous la loi, et Joseph se resoumettant à la loi, participait ainsi à accentuer l’influence générale qui était déjà là, présente.

Peut-être pourrions-nous aussi nous poser la question de savoir par qui Joseph est parvenu à la foi ? En entendant l’enseignement de Jésus, ou bien par Pierre et les apôtres ?

Le problème est que pas un seul instant nous n’avons entendu les apôtres prêcher un message de grâce ; pas même lorsque cela aurait dû être le besoin absolu à cause d’une mort imminente, comme pour Ananias et Saphira.

Il est donc assez facile pour quelqu’un qui était passé de la loi à la foi, de revenir à la loi à cause de la pression du nombre, et nous avons beaucoup d’exemples de ce genre dans les lettres de Paul.

Dans ce cas, Ananias ayant vu revenir Joseph à la loi et donner le prix de son champ aux apôtres, ne pouvait-il pas faire autrement que de se sentir lui-même obligé ? Et comme il n’avait pas le cœur de donner tout le prix, ne serait-ce pas cette obligation qui lui fit retenir une partie ?

Puis Pierre intervient de lui-même pour exercer un jugement que normalement le Saint-Esprit seul devrait exercer dans le cœur.

N’est-Il pas, Lui seul, parfaitement qualifié de par ce qu’Il Est, à intervenir dans nos consciences, afin de nous convaincre d’une chose ou d’une autre, de manière la plus parfaite qui soit, c’est-à-dire de manière à ce que nous croyons en Jésus-Christ et que par Lui nous ayons la Vie ?

Mais voilà, en lieu et place du Saint-Esprit, c’est Pierre qui est intervenu, lui, le grand chef des consciences, pour faire «justice» au Saint-Esprit et à Dieu à qui Ananias et Saphira avaient soi-disant menti.

Tout cela est allé loin, très loin, jusqu’à la mort de deux agneaux du Seigneur, agneaux qui ne paraissaient pas, mais agneaux quand même.

Cela va aussi très loin, dans le sens que toute la chrétienté, jusqu’à nos jours, a été atteinte par tous les mensonges qui ont approuvé la mort de ces deux agneaux.

Cela va aussi très loin, dans le sens que l’attitude de Pierre par rapport à Ananias et Saphira a été validée et approuvée, depuis toujours, par le plus grand nombre de responsable religieux, jusqu’à nos jours.

Cela va très loin encore, parce que le Nom du Saint-Esprit a été évoqué par Pierre comme pour faire croire qu’Il était approuvé de Lui dans sa démarche d’accusation envers Ananias et Saphira, et que ça passe !

Qui se permettrait de mettre en doute les paroles d’un homme qui prend pour référence Le Saint-Esprit ? Personne ! Et c’est sans doute pour cela que beaucoup de chrétiens n’osent pas écouter la voix de leur conscience qui les met très mal à l’aise lorsqu’ils lisent ce texte, ayant très peur de s’opposer au Saint-Esprit eux aussi, alors qu’en réalité Il est bien absent de cette situation que Pierre a créé de lui seul.

Mais dans ce cas, quelle relation d’intimité le croyant pourrait-il entretenir avec un Dieu qui donne la mort à celui qui ment ? Qui n’a jamais menti, même étant né de nouveau ? Qui n’a jamais eu ce réflexe de se protéger en mentant dans telle ou telle situation ?

Et devant Dieu, y a-t-il un péché plus petit ou plus grand qu’un autre ?

Le comble du comble c’est que tout cela tend à nous faire paraitre et croire que c’est ici le jugement rendu par le Saint-Esprit ainsi que par Dieu, Lui qui pourtant avait donné son Fils.

Oui cela va très loin, au point qu’étant ainsi endoctrinés, nous sommes capables d’accepter l’inacceptable et de cautionner la mort de deux agneaux du Seigneur, desquels Il avait pourtant pris à l’avance tous les péchés et pour lesquels Il avait pourtant aussi donné Sa vie.

 

Actes 5 v 7 à 11 :

10 Au même instant elle tomba aux pieds de l’apôtre (Pierre), et expira.

Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte. Ils l’emportèrent et l’ensevelirent auprès de son mari.

11 Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

 

Questions :

–        Dieu inspire-t-Il une telle grande crainte, Lui qui est notre Père à tous ?

–        Ce que Jésus avait déclaré concernant ce Père, n’était-ce pas suffisamment clair ?

–        Mais alors, qui était à l’origine de cette crainte qualifiée de «grande» ? N’était-ce pas Pierre qui, une fois de plus, s’était placé comme chef et prit la parole à deux reprises : Une fois pour le mari et une autre fois pour la femme ?

–        Cette grande crainte n’est-elle pas directement liée à la mort de deux croyants «en herbe» et absolument pas à Dieu ? Et tout ça pour une histoire d’argent qui n’a rien à voir avec Dieu, mais avec son opposant !

–        Une telle crainte, qui aurait pour base la mort, peut-elle avoir la grâce et la foi pour origine ?

Dans Luc 24 v 4 et 5, Jésus a déclaré :

4 Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus.

5 Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre.

–        De tout ce que nous voyons depuis un moment dans Actes, pouvons-nous dire que nous sommes toujours dans l’Évangile de Dieu, avec le Sauveur pour Seigneur, et le Berger pour guide et protecteur ?

Mais voyez aussi que les conséquences de l’attitude de Pierre ont provoqué de la crainte, non seulement chez tous ceux de l’assemblée, mais bien au-delà puisque cela nous atteint encore 2000 ans plus tard. Et pensez-vous sincèrement qu’après cela ceux de l’extérieur qui ont entendu parler de ces choses, auront le désir de se joindre à l’assemblée ????

Que fait donc Pierre ici ? N’est-il pas en train de servir le Diable, celui qui ne sait que disperser alors que Jésus ne sait faire que chercher à s’unir avec l’homme, sa créature ?

N’oublions pas quand même que Jésus lui avait dit ceci dans Luc 22 :

31               Le seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment.

32               Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères.

Si donc Jésus le Fils de Dieu a dû prier en personne pour Simon (car c’était son vrai nom), c’est que ce dernier, à cause du côté très fort de pierre/Pierre en lui, a été un objet de choix pour l’adversaire qui s’est servi de lui pour son propre dessein.

Si Jésus n’avait pas prié pour Simon/pierre, sa foi aurait sombré, mais rien n’est écrit quant au moment où Simon/pierre sera délivré d’entre les mains de Satan.

 

 

Actes 5 v 11 à 16 :

11 Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

12 Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, 13 et aucun des autres n’osait se joindre à eux (les apôtres) ; mais le peuple les louait hautement.

14 Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus ; 15 en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux.

16 La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens

tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris.

 

Note :

Du côté de Pierre, il n’y avait pas le message de «Celui qui avait le pouvoir de pardonner les péchés», mais par contre la crainte était sans cesse omniprésente.

Du côté de Pierre, une grande crainte s’empara de tous par rapport à la mort qui avait été donnée, alors que du côté de Jésus, comme dans Matthieu 9, tous furent saisis de crainte par rapport à la vie qui avait été rendue :

6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

7 Et il se leva et s’en alla dans sa maison.

8 Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir (donc de pardonner les péchés).

–        Du côté de Pierre, la crainte n’était pas liée à la gloire de Dieu.

–        Du côté de Jésus, la crainte était toujours liée à la gloire de Dieu.

Questions :

Donc, suite à cet évènement d’Ananias et de Saphira, «Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.»

–        Ne sommes-nous pas ici devant l’une des conséquences majeures de tout ce qui s’était passé jusque là ?

–        Certes il se faisait beaucoup de miracles et de prodiges, mais cela doit-il nous faire oublier l’extrême gravité de ce qui s’était passé auparavant ?

Et pour ce qui concerne les prodiges et les miracles, n’est-il pas écrit que l’anti-christ aussi en fera, de la même manière que les magiciens de Pharaon en faisaient ? Ne faut-il pas rester extrêmement prudent sur ces manifestations extérieures qui ne sont pas une preuve que les cœurs ont été transformés par le Seigneur l’Esprit ?

–        Les actes miraculeux doivent-ils servir à justifier la mort de «deux croyants en herbe» ?

–        Et puis, le fait que plus personne n’osait approcher les apôtres, cela ne devrait-il pas nous interpeler ? Est-ce bien normal qu’après tant de prodiges, les uns se trouvent séparés des autres ? Et n’est-ce pas cette «grande crainte» qui les séparait ?

–        Et pourquoi au juste le peuple louait hautement les apôtres ?

–        Avec Jésus, qui est-ce que la foule glorifiait, n’était-ce pas Dieu ?

Quand on pense que Jésus a dit  « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c’est ainsi qu’agissaient leurs pères a l’égard des faux prophètes» !… (Luc6v26).

–        Ici dans Actes 5 nous voyons bien des miracles, des prodiges, et même une augmentation de ceux qui croyaient au Seigneur, mais de quel Seigneur s’agissait-il ? N’était-ce pas le Seigneur de la prospérité ? Et aujourd’hui n’est-ce pas la même chose qui est recherchée, même si nous ne trouvons pas le Seigneur, Celui duquel notre esprit soupire pourtant après Lui.

Mais de qui cette chose est-elle venue ? Est-ce que ça ne vient pas tout simplement de ce même message qui nous est parvenu 2000 ans plus tard ?

Quel est le chrétien qui, bien qu’il dise que Dieu est Amour, n’a pas au fond de lui la crainte de Son Nom ? Ici nous ne parlons pas de la bonne crainte qui est celle de reconnaître qu’Il est un Dieu trois fois Saint et que personne ne peut l’égaler, mais nous parlons du «Dieu» duquel nous recevons des punitions si nous ne marchons pas droits, et cela même jusqu’à la mort puisqu’il y a «l’exemple» d’Ananias et Saphira.

Alors pour éviter ce «Dieu» qui fait peur, eh bien on part à la recherche du «Dieu de la prospérité» ; et c’est ainsi que les croyants sont retenus captifs, chacun emprisonné dans leur propre religion.

Il y a donc un double message, celui du «Dieu» qui fait peur et celui de la «prospérité», mais dans aucun des deux ne se trouve la Vraie Personne de Dieu qui est dans son Fils.

Et l’ombre de Pierre dont les gens se servaient pour la guérison, n’est-ce pas un paradoxe en ce qui concerne la Lumière de la vie qui est venue dans le monde pour éclairer tout homme ?

L’ombre  !?…

L’ombre est-elle liée à la vie ou à la mort ?

Qu’est-il arrivé lorsque le fils de l’homme est mort ?

Et quand vient une ombre sur nous, n’est-ce pas lorsque quelque chose ou quelqu’un vient se placer entre la lumière du «soleil» et nous ?

Mais où est donc passée l’annonce de la bonne nouvelle de Jésus-Christ, la Lumière des nations ? N’est-ce pas cela la base dont Jésus avait parlé et sur laquelle il y aurait des miracles et des prodiges uniquement pour confirmer cette bonne nouvelle ?

La multitude accourait-elle pour entendre cette bonne nouvelle et quelques enseignements issus de cette bonne nouvelle ?

«… tous étaient guéris.» oui, mais sur quel fondement ? Quel message ?

Tout cela reposait donc sur la tragédie de la mort d’Ananias et Saphira ; tragédie qui avait atteint non seulement la multitude qui était à Jérusalem, mais aussi la multitude de toutes les villes alentour.

La mort d’Ananias et Saphira est tragique et grave, mais sachons pourtant que ce n’est que la partie visible de «l’iceberg», c’est la partie visible d’une chose bien plus grave, celle de renverser l’Évangile de Christ (Galates 1 v 7).

 

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Épilogue :

Ce document a été fait dans le seul but de montrer ce qui est réellement écrit et pas ce que les hommes ou nous-mêmes aurions inventé.

Nous n’imposons rien, nous ne faisons que vous proposer une autre façon de s’approcher des Écritures afin de les comprendre par l’Esprit et pas avec la raison ou une sagesse humaine quelconque.

La seule manière pour y parvenir, c’est de faire le lien avec ce que Jésus avait Lui-même annoncé ; et aussi de la manière dont Lui-même s’est présenté au monde.

Fin provisoire du document

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