A propos de ce que Pierre a dit concernant Judas

 

Pierre a dit →→→ Jésus a déclaré. (suite)

(A propos de ce que Pierre a dit concernant Judas)

 

Actes 1 v 15 à 26, Pierre a dit :

15  En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d’environ cent vingt. Et il dit :

16  Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus.

17  Il était compté parmi nous, et il avait part au même ministère.

18  Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé, s’est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues.

19  La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue Haceldama, c’est-à-dire, champ du sang.

20  Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : Que sa demeure devienne déserte, Et que personne ne l’habite ! Et : Qu’un autre prenne sa charge !

 

 

Voici donc ce que Pierre a dit dans Actes 1. Pierre est le premier à avoir parlé de Judas Iscariote et de sa mort. Entendu que lorsque Pierre a parlé, les 4 évangiles n’avaient pas été encore été écrits, on peut dire sans crainte de se tromper, qu’à ce moment-là rien ne pouvait le contredire, sauf les paroles des prophètes qui annonçaient par avance de la part de Dieu, ce qui devait arriver.

De manière générale, nous savons que les dires de Pierre, ont un grand impact sur ce que pense la chrétienté au sujet de Judas. Il sera donc d’un intérêt tout aussi grand, de soumettre ses paroles à la lumière des écritures et récits évangéliques qui nous sont parvenus à la suite, pour vérifier ses dires.

Matthieu dans son évangile a écrit sur la fin de Judas, et il est surprenant, et même choquant, de voir des faits contraires à ce que Pierre a dit, alors que l’un et l’autre faisait partie des 12.

Alors la question qui sera à se poser, est de savoir pourquoi nous apporterions plus de crédit aux paroles de Pierre qu’à celles de Matthieu et des prophètes qui ont parlé de la part de Dieu : Question est ici posée ?

Pourtant, comme vous pouvez le constater dans le livre des Actes, donc avant l’écriture de l’évangile de Matthieu, Pierre dit au  verset 18 que Judas a acquis un champ avec le salaire du crime, ce qui est contraire à la prophétie de Zacharie et pour couronner le tout, Pierre inclut la Personne du Saint Esprit dans ses paroles.

Comment donc viendrait-il à l’idée de quelqu’un, de mettre en doute les paroles d’un homme, devant de telles affirmations ? C’est quasiment impossible, et c’est à cet endroit que l’adversaire va toujours faire en sorte que l’homme n’aille pas au-delà de ce qui est écrit, pour y chercher la pensée de l’Esprit qui est la seule qui doit compter pour nous tous.

Pierre s’est donc appuyé sur ce qui a été «si connu de tous les habitants de Jérusalem» pour l’établir comme un fait au milieu des 120 personnes qui l’écoutaient.

Oh, cela ne veut pas dire que ce qui était « connu de tous » était faux, non, mais ce n’était pas pour autant toute la vérité ; en fait, ce qui était «si connu», et que Pierre a établi au milieu des 120 personnes, n’était que la suite de la pendaison de Judas, c’est-à-dire le côté le plus sordide.

C’est pourquoi nous parlerons de cette mort avec le plus de pudeur possible, celle que Pierre n’a pas eue.

–           Personne ne voulu toucher à Judas qui était pendu à un arbre. Il resta donc là, jusqu’à ce que la mort fasse son travail de corruption, que son corps tombe de lui-même et qu’il arrive ce que Pierre décrit. Oui ces choses sont sordides, et il est vraiment malheureux de devoir en parler pour rectifier ce que Pierre a contribué à faire courir comme « mensonge populaire ».

Mais au fait, pourquoi Pierre a-t-il parlé de manière si brutale en disant « Cet homme… s’est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues. » ?

Etait-il utile de rajouter à ce qui était déjà «si connu», à ces choses dégradantes à l’encontre d’un de ceux avec qui il avait vécu trois années ?

Tel que Pierre le dit, cela ne parait-il pas comme le verdict et la fin que mérite un traitre ?

N’était-ce pas la pire façon de parler de Judas ? En effet, on peut s’interroger du manque de pudeur et de sobriété dont Pierre a fait preuve, sans parler pour le moment, de toutes les erreurs qu’il a dites en quelques phrases sur Judas, utilisant même les écritures pour justifier ses dires.

Il y a aussi que Pierre avait une certaine rancune envers Judas d’avoir livré Jésus, lui qui voulait tant le protéger de la mort (Matthieu 16 v 21 à 23).

Voyons maintenant ce que Matthieu nous fait savoir sur Judas Iscariote, l’un des douze disciples de Jésus-Christ.

Matthieu 26 v 14 à 16 :

14- 15    Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, alla vers les principaux sacrificateurs et dit : Que voulez-vous me donner et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

16         Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.

 

Puis Matthieu 27 v 3 à 10 :

3- 4 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant que Jésus était condamné, se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens en disant : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ils répondirent (les sacrificateurs) : Que nous importe ? Cela te regarde.

5 Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira et alla se pendre.

6 Les principaux sacrificateurs les ramassèrent et dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

7 Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier pour la sépulture des étrangers.

8 C‘est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

9-10 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie le prophète :

«Ils ont pris les trente pièces d’argent, -la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël-, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné».

Ce que nous apprenons par Matthieu dans ces passages est très précis.

Aux versets 9 et 10 du chapitre 27, il est question d’une prophétie annoncée par Jérémie le prophète.

Question : Peut-on empêcher une prophétie de se réaliser ? Non, bien sûr !

Qui a acheté le champ ? La réponse se trouve au verset 7. Il est donc question des sacrificateurs uniquement, c’est-à-dire des hommes religieux officiant au temple de la loi.

Et pour ce qui concerne Judas alors, quelle était sa place dans la prophétie, sinon d’être celui par qui la chose allait se produire ? Judas était donc l’instrument qui allait permettre à la prophétie de s’accomplir.

Dans ce cas, peut-on mettre en accusation quelqu’un qui est, sans même le savoir, à l’intérieur d’une prophétie, sachant que l’Esprit de Christ se trouve à l’intérieur d’elle et qu’on la voit s’accomplir ?

Et pour ce qui concerne les trente pièces d’argent que Judas Iscariote a jeté dans le temple, le texte lui, en parle de manière très précise: Les principaux sacrificateurs les ramassèrent et s’en servirent pour l’achat d’un champ, le champ dit «du potier».

Donc Pierre a parlé en faux lorsqu’il a dit dans Actes 1 que Judas a acquis un champ avec le salaire du péché. Lorsque le champ a été acquis par les religieux, Judas était déjà mort et l’argent n’était plus en sa possession.

Bien sûr, religieusement-parlant, les principaux sacrificateurs ne pouvaient pas garder cet argent pour le temple, mais il n’en demeure pas moins qu’ils l’ont ramassé et s’en sont servis, donc qu’ils étaient toujours liés avec, à la différence de Judas qui avait rompu le contrat avec les sacrificateurs.

Pour ce qui est de Judas, il est bien écrit que ce fut au moment même où il sut que Jésus était condamné qu’il alla rendre les trente pièces d’argent à ceux qui les lui avaient données :

3 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant que Jésus était condamné (à mort), se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens 4 en disant : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ici, on voit bien dans quel état d’esprit était Judas, car par rapport à ce qui est écrit, il apparait qu’il ne voulait pas que Jésus soit condamné. C’est en «voyant» que les tribunaux religieux et  civils avaient jugé Jésus et l’avait condamné à mort, qu’il «se repentit » et qu’il rapporta les trente pièces d’argent.

C’est à cause de cette condamnation que Judas refusa  la somme qui lui avait été donnée pour le livrer… Mais qu’il dit ensuite : J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ici ce n’est plus de «l’homme/Jésus» dont il est question mais du «sang innocent» livré, sachant maintenant que Jésus était définitivement condamné à mort. Or Judas avait reçu l’argent pour livrer l’homme/Jésus et pas pour qu’Il soit condamné à mort.

C’est pour voir ce genre de chose que l’Ecriture est très précise !

Le problème majeur de Judas est qu’il s’est fait « tromper », et cette tromperie était que ceux qui voulaient faire mourir Jésus s’étaient bien gardés de le lui dire.

Il était déjà trop tard lorsque Judas s’est rendu compte qu’il avait mis «la main dans le plat», mais «un plat» dont le contenu le dépassait au plus haut point.

Dans la pensée de Judas, il n’était pas possible que Jésus soit tué car il savait qu’Il était pur de tout péché, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il parla de «sang innocent». Il ne savait donc pas que de «l’homme livré» cela passerait au «sang innocent livré» !

C’est après avoir livré Jésus/l’homme et le voir condamné à mort, qu’il a réalisé qu’il avait sans le savoir, livré à la mort le sang innocent. C’est pour ça qu’il voulut absolument rendre l’argent à ceux qui le lui avaient fourni, et que lui-même avait sollicité.

Si Judas avait réellement su qu’il livrait Jésus à la mort, pourquoi alors, par la suite, a-t-il voulu rendre l’argent ? Si donc il l’avait su au départ, il n’aurait pas accepté l’argent !

Tout cela s’est donc passé à travers une tromperie envers Judas, le « contrat »  entre Judas et les responsables religieux devenant ainsi caduque.

Dans les faits, Judas ne croyait pas que l’homme juste qu’il avait reconnu en Jésus serait mis à mort. Il s’est retrouvé devant le fait accompli et c’est ce qui a fait sa surprise, sa confusion extrême, et jusqu’à son malheur.

Et puis, quelle différence de langage entre lui et les principaux sacrificateurs !

Judas lui, lorsqu’il se rendit compte de ce qui se passait, déclara «J’ai péché en livrant le sang innocent».

Mais les principaux sacrificateurs, eux, que dirent-ils : «Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.»

C’est ce  détail très significatif qui en dit long sur l’état de cœur de ceux qui servent ce temple de la loi. En effet, ils disent bien que cet argent «c’est le prix du sang» mais ils se gardent bien aussi de rajouter «  innocent ».

Une question très gênante se pose alors : Qui, au moment de ces faits, avait un cœur droit ?

Judas ou les principaux sacrificateurs ?

Nul homme ne peut se repentir s’il n’y a pas en lui une vérité « sur laquelle et par laquelle » l’Esprit agit, afin que justement cet homme puisse se repentir ; quand on réfléchit à cela, alors ce qui se passa entre Judas et les principaux sacrificateurs à tout lieu de nous rendre extrêmement perplexes, car en effet il est bien écrit que Judas lui, s’est repenti, alors que les sacrificateurs, non; sinon l’Ecriture en aurait fait mention.

Maintenant, si on considère tous ces faits, est-ce que cela ne nous donnerait pas une certaine ampleur de l’erreur que Pierre a commise envers Judas, en parlant au 120 comme il l’a fait ? Et son erreur, ne s’est-elle pas multipliée par 120, et même par des millions, puisque cette erreur est demeurée jusqu’à nos jours pour tous ceux qui ont lu ce que Pierre a dit, et en sont restés là ?

En effet, n’est-ce pas cette parole de Pierre qui fait force aujourd’hui dans les pensées et dans les cœurs du plus grand nombre, au point qu’il y a même une crainte généralisée lorsqu’il s’agit de considérer les faits en faveur de Judas ? En tous cas personne n’est insensible au sujet de Judas mais c’est le plus souvent pour aller dans le même sens : Une accusation à son encontre.

Cependant, entendons-nous bien : Tout ce qui est écrit dans ce document n’est pas pour justifier la conduite de  Judas, mais d’établir l’ampleur et la portée de la grâce et miséricorde de Dieu, qui a été manifestée en Jésus-Christ, ainsi que son infaillible fidélité à accomplir ce qu’Il a toujours déclaré.

C’est ici le point de référence de tout ce qui est écrit dans ce petit document.

Le problème avec les propos de Pierre, c’est qu’ils remettent en question tout ce que Dieu est fondamentalement en Lui-même et le fait qu’Il a voulu sauver l’homme au plus loin que celui-ci puisse aller se perdre. Car n’est-ce pas pour cela qu’Il a envoyé son Fils, pour sauver ceux qui n’avaient plus aucun espoir de l’être ?

Est-ce à dire que Judas est sauvé ou qu’il est perdu ? Non, car ceci relève d’une conviction personnelle, et personne ne peut imposer sa conviction aux autres. Or c’est ce que Pierre a fait en orientant délibérément son discours sur Judas.

 

 

En rapport avec le récit de Matthieu, qu’est-ce que tout cela veut dire ? Quelle est la pensée majeure que l’Esprit a désiré faire connaitre lorsqu’il a fait la relation entre Judas et la prophétie de Zacharie ?

Pour répondre, il est absolument nécessaire d’aller voir cette déclaration du prophète qui risque fort bien de nous choquer, car en effet, dans le récit de Matthieu 27 verset 10 (plus haut dans ce document), nous ne voyons pas vraiment à qui se rapporte ce fameux «comme le Seigneur me l’avait ordonné» :

Zacharie 11 :

11 Elle (l’alliance) fut rompue ce jour-là ; et les malheureuses brebis (les bonnes brebis) qui prirent garde à moi, reconnurent ainsi que c’était la parole de l’Éternel.

12 Je (ici c’est Jésus) leur dis (aux autres brebis) : Si vous le trouvez bon donnez-moi mon salaire ; sinon ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L‘Éternel me dit (à qui ???) : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé (le prix d’un esclave) ! Et je pris (c’est ici l’image de Judas) les trente sicles d’argent et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Note :

Voila donc a qui se rapporte ce fameux «comme le Seigneur me l’avait ordonné»: Il se rapporte à la fois au prophète et à Judas.

Ici le prophète représente tour à tour l’image de Jésus ainsi que de Judas. C’est au prophète que le salaire est pesé, mais en réalité c’est l’Eternel qui a été estimé à ce prix !

Dans le récit de Matthieu nous voyons que Judas ne pouvait plus supporter cet argent et qu’il le jeta après que les sacrificateurs lui aient dit : Que nous importe ? Cela te regarde. Cette réponse est on ne peut plus choquante venant de la part de ceux qui sont normalement sensés servir Dieu, et en cela apporter à l’homme une solution divine.

Voyons bien que c’est en raison de la réponse des principaux sacrificateurs et des anciens, que Judas s’est pendu et pas à cause de ce qu’il avait fait. Judas se serait-il pendu s’il avait entendu d’autres paroles, des paroles montrant la vertu salvatrice du sang qu’il reconnaissait comme innocent ?

Donc, après que Judas se soit pendu suite à cette réponse, les principaux sacrificateurs ont récupéré cet argent, puis avec cette somme ils prirent la décision d’acheter un champ.

Or c’est Judas qui fut à l’origine de cela, selon ce que l’Eternel Lui-même avait déclaré à son prophète (au v 13).

Question :

Au vu de ces informations, pourquoi donc Pierre avait-il dit ceci au sujet de Judas : «Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime…», alors que la prophétie atteste très précisément la parole de Matthieu qui dit que ce sont les sacrificateurs qui l’ont acheté ?

Que penser de cela lorsque Pierre dit que c’est Judas qui a « acquis un champ » et en plus « avec le salaire du crime » ?

Qui croire ? Pierre ou bien la prophétie que Matthieu a remis sur le devant de la scène pour rétablir la vérité ?

N’y a-t-il pas là de la part de Pierre une grave erreur qui porte atteinte à la vérité des faits, à l’Esprit de la prophétie, mais surtout une erreur qui nous empêche de voir dans l’Ecriture le lien qu’il y a entre le prophète et Judas !

Pour ce qui est des sacrificateurs et des anciens, voici ce que l’Eternel déclarait d’eux dans cette même prophétie : «Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé (Moi, l’Eternel) !».

Voilà un des rôles de l’Esprit: Il est Celui qui agi comme une épée, qui vient trancher entre les sentiments et les pensées du cœur, car c’est la vérité qui compte et pas les pensées des hommes.

Or les Ecritures sont là pour dire la vérité.

Mais si cela vous intéresse, allons encore un peu plus loin au sujet des personnes dont il est parlé, en comparant cette prophétie et son accomplissement.

Au verset 13 du prophète Zacharie, voici ce qui est écrit : «Jette-le au potier». Qui parle ici, et à qui cette parole est-elle adressée? N’est-ce pas l’Eternel qui parle à son prophète ?

Dans le cadre du récit de Matthieu ne voit-on pas la similitude entre Jésus et Judas ? Oui comme une conviction intérieure qui aurait parlé au cœur de Judas, afin que la prophétie se réalise, bien qu’il ne sache pas lui-même qu’il en était l’instrument.

Jeter «les pièces d’argent», n’est-ce pas ce que Judas a fait, très exactement ?

Et «… ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé», n’est-ce pas les principaux sacrificateurs et les anciens qui ont estimé ce prix ?

Dans la prophétie n’est-ce pas l’Eternel qui a été estimé à ce prix, par l’intermédiaire de son prophète ?

Et dans Matthieu n’est-ce pas Jésus qui a été estimé à ce prix ? N’est-ce pas aussi Judas qui a reçu la somme et qu’il l’a jeté plus tard dans le temple; et que le résultat de cette action se trouva être l’achat d’un champ et qu’ainsi la prophétie se réalise ?

N’est-ce pas étonnant de voir ces choses ainsi écrites ?

La manière dont l’Eternel a voulu accomplir cette prophétie est donc grandiose, car Il inclut la personne de Judas à une place que personne n’aurait envisagé ou ne veut envisager.

Et pour Jésus quel était le regard qu’il portait sur Judas ? Judas était-il seulement le traitre, ou bien  le serviteur dont la prophétie parlait ? Et si le choix n’était pas tombé sur Judas à cause de son amour pour l’argent, ce choix de livrer Jésus, n’aurait-il pas pu tomber sur Pierre qui était un fervent adepte de la loi, et qui devait certainement se poser beaucoup de questions lorsqu’il voyait Jésus faire les œuvres de Dieu les jours de sabbat ?

Bien sûr, considérer Judas comme «serviteur» parait extrêmement choquant, mais n’est-ce pas pourtant ce qu’il a été, bien malgré lui ?

Oui, combien cela est troublant, car dans la prophétie c’est le prophète qui jette les pièces et dans la réalisation de la prophétie c’est Judas qui les jette, lui, le disciple de Jésus-Christ !

En tout ceci la similitude est trop énorme et trop précise pour que nous demeurions dans la seule pensée de Judas « le traitre »,  bien que cette pensée soit vraie à un moment donné.

Et si le prophète est aussi une image de Jésus, alors Judas n’était-il pas à son service lorsqu’il jeta les pièces ?

C’est vrai qu’il est écrit que Satan inspira à Judas de livrer Jésus, mais ne serait-il pas possible qu’après son repentir ce soit maintenant l’Esprit de Jésus qui inspirait Judas et cela en rapport direct avec la prophétie ?

Selon le sens de la prophétie, ne peut-on pas envisager qu’au travers de Judas se soit Christ qui jetait les pièces, rompant ainsi le contrat passé avec Satan ?

Donc, du point de vue des faits, tout ceci est déjà le contraire des dires de Pierre. Mais plus que cela, puisque d’un point de vue spirituel, selon la prophétie, tout cela va beaucoup, beaucoup plus loin que ce que nous en a dit Pierre, vu qu’il n’a rien dit de juste.

Il y avait donc bien là de la part de Pierre, une injustice commise envers Judas, et c’est celle-là que bien plus tard, Matthieu a voulu rétablir  en disant non seulement ce qui s’était réellement passé, mais en faisant remonter à la Lumière, ce qui avait été prophétisé des centaines d’années auparavant !

 

Mais la prophétie ne s’arrête pas là, elle déclare aussi ceci :

14         Puis je (Jésus-Christ) brisai ma seconde houlette union, pour rompre la fraternité entre Juda (la tribu) et Israël.

15         L’Eternel me dit (ici ce n’est plus de Judas dont il s’agit mais de Jésus) : Prends  encore (au présent, c’est-à-dire avant la crucifixion de Jésus) l’équipage d’un pasteur insensé !

16         Car voici, je susciterai (au futur, c’est à dire après la crucifixion de Jésus) dans le pays un pasteur qui n’aura pas souci des brebis qui périssent ; il n’ira pas à la recherche des plus jeunes, il ne guérira pas les blessées, il ne soignera pas les saines ; mais il dévorera la chair des plus grasses, et il déchirera jusqu’aux cornes de leurs pieds.

17         Malheur au pasteur de néant, qui abandonne ses brebis ! Que l’épée fonde sur son bras et sur son œil droit ! Que son bras se dessèche, et que son œil droit s’éteigne !

Qu’est-ce qu’un pasteur de néant, si ce n’est un pasteur qui ne prêche que du vide, qui ne peut produire la vie ?

Par ailleurs, la parole est adressée ici à un pasteur de néant au singulier. Or Jésus avait déclaré « Je suis le bon berger » signifiant par la même occasion qu’il y avait un seul bon berger mais aussi un seul mauvais berger.

Ainsi tout bon berger est issu d’un seul bon berger, Jésus-Christ ; et tout mauvais berger est inspiré du seul mauvais berger, Satan.

Et compte tenu de ce que nous avons vu sur Pierre et de la manière qu’il a eu de traiter les brebis qui n’étaient pourtant pas les siennes, n’a-t-il pas été un instrument de ce pasteur de néant ?

A souligner aussi que s’il est question d’un pasteur de néant, pasteur que l’Eternel a suscité sur son peuple, c’est à cause du rejet qui s’était passé précédemment envers le bon pasteur.

Or ici le bon pasteur c’est l’Eternel personnifié par le prophète, et il est vraiment étonnant ou très édifiant, de voir que par la prophétie, l’Eternel Lui-même s’assimile à celui qu’Il enverrait, Jésus-Christ.

Et il est encore étonnant de voir que l’Éternel assimile son prophète à Judas. Oui c’est très étonnant, voire troublant, mais il faut se rendre à l’évidence qu’il en est ainsi, quoi qu’on pense de Judas.

 

Il est vrai que les récits concernant Judas sont à l’apparence et pratiquement tous contre lui. Mais à la lumière de ce qui a été « dé…couvert » ici, nous vous proposons de voir si tous les récits sont seulement à charge envers lui ou bien s’ils ne montreraient pas autre chose.

Par la même occasion, lorsque nous entendrons ou lirons ces récits, nous verrons si pour nous même, nous n’avons pas subi une forme d’influence dans nos pensées à cause de ce que Pierre a dit à l’origine, dans Actes 1 et des écritures qu’il cite.

Lorsqu’il est si souvent fait mention de Judas comme «celui qui livrerait Jésus» ou «celui qui le trahirait», n’avons-nous pas d’avance des préjugés de toutes sortes ?

Sommes-nous neutres et dans l’attente d’être enseignés par l’Esprit ?

Et pour approfondir ce qui a déjà été dit un peu plus haut, ne sommes-nous pas d’emblée influencés par la façon dont Pierre présente Judas faussement, comme celui qui a acquis un champ avec le salaire du crime ?

Mais si pendant quelques secondes on prend la peine de réfléchir à ce que Pierre a dit concernant l’achat d’un champ par Judas, comment cela aurait-il pu se passer puisqu’il avait jeté cet argent dans le temple ?

Nous vous proposons maintenant de voir comment Matthieu, Jean et Luc s’expriment sur le sujet et aussi sur Judas :

Dans Matthieu 26 v24, Jésus déclare ceci :

24 Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme (c’est-à-dire Judas) par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né.

Question :

–           Ces paroles de Jésus sont-elles une malédiction ? Non, bien évidement, car cela ne lui ressemble absolument pas ! D’ailleurs comment Jésus aurait-il pu maudire quiconque, Lui qui au contraire vivait et enseignait d’aimer ses ennemis et de faire du bien à ceux qui nous font du mal ?

Ainsi, lorsque Jésus dit « malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré» souhaite-t-il du malheur à Judas ou bien dit-il un fait dans lequel Judas se retrouverait comme prisonnier ?

Et que veut dire « …l’homme par qui » ? Pourquoi Jésus n’a-t-Il pas dit « Mais malheur à l’homme qui livre le Fils de l’homme » ?

Alors, est-ce Judas qui livrait Jésus ou bien est-ce par lui que Jésus a été livré ?

N’apparait-il pas ici que cet homme est un instrument entre les « mains » de quelqu’un d’autre ?

Et ce « malheur » était-il provisoire, sur la terre, ou bien définitif c’est-à-dire aussi dans le ciel ?

En disant «Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né» Jésus ne parlait-Il pas d’une chose provisoire, sur la terre, ayant désiré pour cet homme qu’il ne connaisse jamais ce « malheur » ?

Et ce malheur n’était-il pas justement lorsque Judas réalisa ce qui arrivait à Jésus en tant que sang innocent ?

En effet, dans ces conditions, quel homme ne serait pas dans le malheur d’avoir fait une telle chose ?

–           Et pour le fait qu’il aurait mieux valu « qu’il ne fût pas né», Judas avait-il eu le choix ?

Alors, compte tenu d’une telle situation et pour un tel homme, quiconque ne pourrait-il pas dire «Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né» ?

Et puisque Jésus parle qu’Il serait livré, n’était-Il pas le mieux placé pour parler aussi du malheur de l’homme par qui cela devait arriver ?

Jésus ne connaissait-il pas la prophétie ? Et ne savait-il pas qu’il était question de Judas ?

Pouvait-il donc faire des reproches à Judas qu’Il avait lui-même choisi, ou bien lui témoigner d’avance sa compassion ?

Mais quoi qu’il en soit, comme nous l’avons vu, les dernières paroles de Judas liées à ses actes sont celles-ci :

3 Alors Judas, qui l’avait livré, voyant que Jésus était condamné (à mort), se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens 4 en disant : J’ai péché en livrant le sang innocent.

 

Dans Jean 6 v 67 à 71, Jésus a dit :

67         Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?

68         Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69         Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le saint de Dieu.

70         Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon !

71         Il parlait de Judas Iscariote, fils de Simon ; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze.

Note :

Ici il s’agit bien d’un démon et non pas du Diable, ni de Satan.

Question :

–           Pourquoi, après avoir précisé que Jésus parlait bien «de Judas Iscariote, fils de Simon», l’apôtre Jean précise à nouveau que «c’était lui …» et qu’il accentue encore cette précision en disant «…, lui, l’un des douze.» ? (l’un des douze cité à plusieurs reprises)

–           Aurait-il pu y avoir des doutes que ce soit lui, pour donner et répéter tant de précisions, ou bien y-a-t-il autre chose à comprendre ?

–           N’est-il pas étonnant de constater que Jésus savait qu’il y avait parmi ses disciples un démon ?

–           Compte tenu de cela, Pierre n’a-t-il pas été très présomptueux d’utiliser comme à son habitude le pluriel en disant « nous », se faisant ainsi le porte-parole mal avisé de tous : « Seigneur, à qui irions-nous ? » puis encore « nous avons cru… »  « …nous avons connu… »

Aurait-il dit nous s’il avait su au sujet de Judas ? Et s’il avait su, aurait-il réagi envers Judas comme Jésus a réagi ?

–           Et n’est-il pas plus étonnant encore que dans Matthieu 16 v 23, Jésus qualifia Pierre de Satan ?

–           Ces choses sont-elles dites ainsi pour accuser un peu plus Judas, ou bien pour signifier que Jésus les avait tous accueillis, tous choisis, même un démon ?

–           Jésus aurait-Il choisi de manière volontaire un démon ?

Oui, bien qu’Il sache ce qu’il en était de chacun d’eux, même de Judas qui le trahirait, même de Pierre qui le renierait, et même de tous ceux qui l’abandonneraient, Il n’a rejeté personne ; au contraire, il s’est occupé sans cesse d’eux, de chacun en particulier, jusqu’au bout.

« …lui, l’un des douze. » Cela n’est-il pas aussi pour signifier que la trahison devait venir d’un des plus proches ?

Jésus ne signifiait-Il pas ainsi qu’Il était parfaitement conscient des personnes et de la situation ?

Alors, toutes ces paroles, sont-elles pour accuser ou pour signifier de toutes les manières possibles la grâce et la miséricorde qui était en Jésus Christ et qu’Il manifestait de manière inouïe envers toutes créatures ?

Et sous ce jour, ce que Matthieu-Marc-Luc-et-Jean ont écrit de Judas, ne  révèle-t-il pas de ce même caractère de Christ, c’est-à-dire l’expression d’une grâce et d’une miséricorde telle que le « pire » d’entre eux pouvait en bénéficier ?

Jésus est venu pour des pécheurs, et donc Judas par son péché était concerné autant que quiconque.

Mais était-il plus pécheur que Jacques et Jean qui, animés par un «certain» esprit, voulaient faire descendre la foudre du ciel sur les samaritains qui n’avaient pas reçu Jésus (Luc 9 v 54) ?

Judas était-il plus pécheur que Pierre qui ne voulait pas que Jésus aille à la mort (Matthieu 16 v 21 à 23) ? Rappelons-nous encore que dans le v 23 de Matthieu 16, c’est bien Satan qui parla par la bouche de Pierre ! Et à Gethsémané, c’est encore Pierre qui, voulant  «défendre Jésus» sortit l’épée pour tuer un serviteur du souverain sacrificateur (Jean 18 v 10) ?

Et que dire de ceux qui ne croyaient pas en Jésus bien qu’ils le suivaient (Matthieu 17 v 16 et 17 ;  Jean 6 v 64) ?

–           Est-ce à dire que pour Judas c’était plus grave que Pierre ou qu’un des autres disciples ?

N’y a-t-il pas là un moyen de rétablir ce qui a été exactement écrit par ceux qui nous ont précédés, et qui ont voulu nous faire connaître les faits ?

N’y a t-il pas là une occasion de mettre en évidence que chacun des douze avait bien besoin d’être sauvé par Celui qui sauve ?

 

Dans Luc 22 v 1 à 5, Luc écrit :

1  La fête des pains sans levain, appelée la Pâque, approchait.

2  Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens de faire mourir Jésus ; car ils craignaient le peuple.

3  Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze.

4  Et Judas alla s’entendre avec les principaux sacrificateurs et les chefs des gardes, sur la manière de le leur livrer.

5  Ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l’argent.

 

Note :

Ici nous voyons bien la précision avec laquelle Luc a voulu montrer le cours des événements :

Au verset 2 : Ce sont bien les principaux sacrificateurs et les scribes qui voulaient faire mourir Jésus !

Au verset 3 : Ce «Or,…» montre que simultanément à ce fait du verset 2, «Satan entra dans Judas».

Au verset 4 : C’est à partir du moment où «Satan entra dans Judas » que «Judas alla s’entendre avec les principaux sacrificateurs et les chefs des gardes,…». Et comme nous l’avons déjà vu, il n’était aucunement question pour lui de livrer Jésus pour le faire mourir, mais pour obtenir de l’argent.

Question :

–           Alors, qui a livré Jésus ?…

–           Et au vu de ces détails, qui, de toute évidence, voulait faire mourir Jésus ?

Il apparait aussi que de lui-même Judas n’aurait pas livré Jésus, puisque c’est à partir du moment où Satan entra en lui que Judas passa à l’acte. Le passage à l’acte n’est donc pas à attribuer entièrement à Judas mais surtout à Satan. Ne trouvez-vous pas que cela fait une énorme différence, de voir qui exactement est caché derrière tout cela ?

–           Mais alors, s’il en est ainsi pour Judas, qu’en est-il du rapport entre Satan et les principaux sacrificateurs et les scribes ? Car contrairement à Judas nous ne voyons pas que Satan entra en eux, et la question est : Pourquoi ?

Ne serait-ce pas que les intentions de Satan étaient déjà en eux ? Ou encore, qu’ils étaient sans le savoir et peut-être malgré eux, mus par l’inimitié et la haine que Satan lui-même nourrissait envers Jésus ?

C’est étonnant quand même de voir cette attitude de cœur des principaux sacrificateurs et des scribes de la loi envers Jésus, alors qu’il n’en est pas de même de Judas.

La seule chose répréhensible à son sujet et qui est mentionnée dans les évangiles, c’est que Judas était voleur, « simplement » voleur, ni plus, ni moins. Et s’il a bien cherché à livrer Jésus, il n’a jamais eu l’intention de le faire mourir, c’est un fait.

Oui Judas était traitre… mais certainement pas meurtrier ; et lorsqu’il jeta les 30 pièces, on voit vraiment le signe d’une repentance sincère par rapport à cet amour de l’argent qui avait causé sa traitrise.

 

Mais mesurons-nous à quel point le geste de Judas jetant les pièces dans le Temple de la loi à une grande valeur symbolique, et glorieuse pour Dieu ?

En effet, Jésus n’avait-il pas déclaré ceci :

Luc 16:13  Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Pour Judas, que démontrait-il en jetant les pièces ?  N’était-ce pas le passage d’un maitre à un Autre et cela en vertu du sang innocent ? Après avoir servi Mammon ne servait-il pas Dieu ?

N’est-il pas aussi étonnant de voir que ce sont les principaux sacrificateurs qui fixèrent la somme, et non Judas ? N’est-ce pas ce que la prophétie déclarait :

13 L‘Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix « magnifique » auquel ils m’ont estimé (le prix d’un esclave) !

Au sujet du champ du potier, Jérémie parlait aussi du potier en ces termes :

Jérémie 18 : 1         La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Eternel, en ces mots :

2                     Lève-toi, et descends dans la maison du potier ; là, je te ferai entendre mes paroles.

3          Je descendis dans la maison du potier, et voici, il travaillait sur un tour.

4          Le vase qu’il faisait ne réussit pas, comme il arrive à l’argile dans la main du potier ; il en refit un autre vase, tel qu’il trouva bon de le faire.

5          Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

6          Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël !

7          Soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, d’arracher, d’abattre et de détruire ;

8          mais si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, je me repens du mal que j’avais pensé lui faire.

Ici, au sujet de « revenir de sa méchanceté », il est parlé d’une nation. Mais en tant que principe Divin, cela ne peut-il pas s’appliquer envers Judas ?

N’est-il pas aussi étonnant de retrouver ici le «potier» tout proche de quiconque «revient de sa méchanceté» ?

Et n’est-il pas écrit dans Colossiens 1 :

19         Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui (dans le Fils de son amour v 13) ; 20      il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.

Jésus avait déclaré en parlant de Judas «Et l’un de vous est un démon» (Jean 6 v 70).

Judas était un démon, n’est-ce pas ? Et Judas s’est repenti ! Mais est-ce qu’un démon peut se repentir ? Question est ici posée.

Alors, qui s’est repenti, Judas ou l’esprit du démon qui était en lui ? Qui des deux à vu « le sang innocent » et a été ainsi réconcilié avec Dieu ? Peut-être est-ce les deux, après tout !

 

Il y a ici, par rapport à ces textes, une question primordiale qui peut se poser :

Quelle limite acceptera-t-on de mettre à ce que Dieu a voulu, au moyen du « Fils de son amour », de Jésus-Christ ?

Lorsqu’on lit « toute plénitude… » ; ou encore « …réconcilier tout », est-ce partiel ? Y-a-t-il une limite ou une exclusion quelconque ?

 

Croyons-nous vraiment à ce qui est dit ici dans Colossiens, ou bien fixons-nous, bien malgré nous, des limites à cette volonté accomplie de Dieu ? Or la cause de ces limites sachons-le, provient très souvent de paroles d’hommes, comme celles de Pierre.

Quoi qu’il en soit, que Judas ait été ou n’ait plus été ce démon, il n’en demeure pas moins qu’il s’est repenti d’avoir livré Jésus, ayant reconnu en Lui le sang innocent.

Et puis aussi, n’est-il pas le premier disciple à avoir rendu témoignage du sang innocent ? N’a-t-il pas témoigné de cela devant les principaux sacrificateurs ? N’a-t-il pas pris parti pour Jésus dans le pire moment où il aurait été beaucoup plus facile pour lui, de ne rien dire ?

Tout ceci nous parait-il juste ou injuste ? Ces choses n’ont-elles pas été écrites précisément ainsi ?

Bien sûr, le fait que Jésus dise que Judas est un démon nous montre un état de fait très inquiétant.

Mais que penser alors de Pierre, lui à qui Jésus avait dit «arrière de moi Satan» ? Apparemment, pour Pierre, Satan n’avait pas besoin d’entrer en lui car selon les paroles de Jésus il y était déjà ? Non ?

Satan ne voulait-il pas faire mourir Jésus ? Qu’à cela ne tienne! Lorsque le temps fut là, Jésus l’a pris à son propre piège, et au contraire d’éviter la mort, Il l’a accepté et même désiré. Ainsi Jésus a saisi Satan dans sa propre intention, et c’est comme cela qu’Il l’a vaincu, c’est-à-dire au travers de ce qui paraissait comme une faiblesse et un échec mais qui était en réalité une force.

Dans Matthieu 26 v 21 à 25, Jésus a déclaré :

21         Pendant qu’ils mangeaient, il dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera.

22         Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, seigneur ?

23         Il répondit : Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c’est celui qui me livrera.

24         Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né.

25         Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit : Tu l’as dit…

Question :

–           Le fait que chacun des 12 demande : «Est-ce moi, seigneur ?» ne démontre-t-il pas que chacun d’eux était inquiet, estimant avec raison que chacun d’eux pouvait livrer Jésus ?

Note :

Jésus a bien déclaré «l’un de vous me livrera», puis «celui qui me livrera», et encore un peu plus loin au verset 46 «celui qui me livre s’approche». Ceci pour bien signifier que c’est au singulier.

N’est-ce-pas ici  le contraire de ce que Pierre a dit dans Actes 3 v13. «vous avez livré et renié …».

Etait-ce donc une surprise pour Jésus qu’Il soit livré puisqu’Il dit que «Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui.» ?

Donc, pour mettre le véritable cadre de tous ces propos au sujet de celui -qui livre Jésus-, il vaut mieux s’en référer à ce qu’il a dit, et notamment à ce qu’Esaïe avait prophétisé :

Esaïe 53 : 10  Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

 

Question :

–           N’est-il pas clair ici que c’est Jésus qui a lui-même «livré sa vie en sacrifice pour le péché» ?

–           Comment peut-on alors livrer Celui qui a «livré sa vie en sacrifice pour le péché» ?

–           Et comment peut-on faire peser l’accusation sur des personnes d’avoir livré Celui qui livrait Lui-même sa vie ?

–           Et qui donc a toujours voulu livrer Jésus ; ou dit plus précisément, qui réellement a toujours voulu faire mourir Jésus, mais hors du plan de Dieu, hors des écritures ?

–           Qui a voulu le faire mourir de toutes les manières possibles, et cela dès qu’il fut sur la terre ? N’est ce pas l’adversaire, l’opposant de Dieu, le Diable !

Mais en réalité, ne pouvons-nous pas affirmer qu’avant que quiconque ait songé à livrer Jésus, c’est lui-même qui s’est livré à Dieu pour nous, et qu’Il l’a fait de manière volontaire et gratuite comme Il le dit Lui-même dans Hébreux 10 v5 à 10 !

Encore ceci : Lorsque les femmes sont allées au sépulcre après la mort de Jésus, voici ce que leur dire les anges :

Luc 24 v 6 et 7  Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée, et qu’il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour.

« Il faut que le Fils de l’homme soit livré »

Pour que Jésus dise « Il faut … », ne fallait-il pas qu’il se soit déjà livré lui-même à l’avance ?

A ce moment là, n’était-il pas le seul à savoir véritablement pourquoi « Il fallait … » qu’il en soit ainsi ?

Alors ! Fallait-il ou ne fallait-il pas « que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour » ?

Cela n’est-il pas encore semblable à ce que Jésus déclarait ici :

Jean 10 v 17  Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.

18  Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

Devant une telle vérité ne pouvons-nous pas reconsidérer ce que Pierre disait ici :

16  Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus.

Pierre fait référence au psaume 41 v 9 : 

9  Celui-là même avec qui j’étais en paix, qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, lève le talon contre moi.

Compte tenu de ce que « le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance », et compte tenu aussi de ce que Jésus savait mieux que quiconque, est ce que ce verset condamne Judas ou bien nous fait-il connaitre un fait qui était prévu et nécessaire, englobant tous les hommes dans le besoin d’un Sauveur, « même celui avec qui il était en paix … » ?

C’est là toute l’ambigüité du message de Pierre : il dit que c’était prévu mais dans le même temps il tord le sens de l’écriture et de la prophétie, et il condamne celui par qui cela est arrivé. En parlant de la sorte il se met à part de tous, alors que lui-même avait renié Jésus par trois fois, sans que jamais il ne se repente. Judas, lui, lorsqu’il vit son péché, se repentit.

 

Matthieu 26 :

72                  Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme.

73         Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître.

74         Alors Pierre se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta.

75         Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

27                 1                     Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir.

2                     Après l’avoir lié, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.

3 et 4     Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde.

Note :

Il n’est pas inintéressant de noter aussi la différence d’attitude entre Pierre au chapitre 26 v 74, et celle de Judas quelques heures après au chapitre 27 v 3.

Questions :

Nous avons vu comment Judas s’est repenti. Et Pierre, lui qui dans actes disait souvent aux autres de se repentir, s’est-il repenti de ses paroles et de son reniement qu’il renouvela à trois reprises ?

Ne pourrions-nous pas nous demander ce qui est le plus grave ?  D’avoir renié Jésus avec force sans se repentir ou bien d’avoir livré Jésus et de se repentir en voyant la condamnation du sang innocent ?

Y a-t-il un équivalent quelconque entre l’attitude de Pierre qui « pleura amèrement » sur lui-même, ne regardant qu’à lui et s’étant vu découvert par rapport à son reniement, et celle de Judas qui lui « se repentit devant Dieu dans son être intérieur et rapporta les trente pièces d’argent … en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. » ?

Et pourquoi Pierre « pleura-t-il  amèrement » ? Ne serait-ce pas parce que Jésus avait eu raison de le prévenir et de lui  prophétiser qu’il le renierait, alors qu’avec force Pierre avait maintenu le contraire ? 

Cela ne signifie-t-il pas aussi que Pierre en voulait à Jésus d’avoir été découvert dans son reniement, qui lui aussi est une forme de traitrise ?

Marc 14 v 30  Et Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.

31  Mais Pierre reprit plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous dirent la même chose.

N’est-il pas étonnant de voir Pierre parler encore « plus fortement » que Jésus ?

Est-ce pour rien que Marc souligne cette attitude arrogante ?

Apparemment Pierre ne doutait pas de lui, ni à ce moment, ni par la suite dans Actes.

 

Jean 13 v 2 à 4 :

1  Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux.

2  Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer,

3  Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu,

4  se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit.

 

Note :

Jean relate ici que c’est le diable qui a « inspiré au cœur de Judas Iscariote » le dessein de livrer Jésus. La chose ne vient donc pas de Judas lui-même mais du diable, qui trouva un accès au cœur de Judas à cause de la convoitise que provoque l’argent.

Et même cet accès que le diable trouva en Judas parce qu’il était voleur, ne vient-il pas aussi du diable lui-même ? Judas a-t-il voulu le péché qui était en lui ? Est-ce Judas qui a semé en lui-même le péché ?

Dans Jean 13 v 20 à 26, l’apôtre Jean relate ceci :

21 Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément : En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera.

22         Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait.

23         Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus.

24         Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus.

25         Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ?

Questions :

Lorsque Jésus disait « l’un de vous me livrera », la question à se poser est de savoir pourquoi Pierre au verset 24, ne s’est pas directement adressé à Jésus.

Avait-il peur de s’entendre dire que c’était lui le traitre ?

Et la réaction du disciple que Jésus aimait (l’apôtre Jean), n’est-elle pas étonnante ? Comment pouvait-il poser cette question s’il se sentait lui-même concerné ?

N’y a-t-il pas là aussi, une différence fondamentale entre Pierre et Jean, dans leur relation personnelle avec Jésus ? Pourquoi Pierre craignait-il et pourquoi Jean ne craignait-il pas que ce soit lui ? Car Jésus avait bien dit « l’un de vous » ; c’est donc que chacun pouvait être concerné !

Pierre n’avait-il pas alors en lui-même un problème fondamental de foi envers Jésus, comme on peut le voir d’ailleurs à travers tous ses écrits ?

Mais dans les versets au dessus, et encore plus qu’ailleurs, il y a un fait qui demande éclaircissement. C’est au sujet du morceau trempé que l’apôtre Jean évoque.

Donc dans Jean 13 v 26 à 30, Jésus continua ainsi :

26  Jésus répondit : C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariote.

27  Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement.

28  Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela ; 29  car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres.

30  Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il était nuit.

Questions :

Selon le texte, à quel moment exactement Satan entra dans Judas ?

Lorsque Jésus dit «Ce que tu fais, fais-le promptement.» à qui le dit-Il, à Judas ou à Satan ? Ne serait-ce pas aux deux ?

Le morceau trempé ne désignait-il pas celui qui allait le livrer ?

Et n’est-ce pas une fois que cet homme fut manifesté par le morceau trempé, que Satan en profita pour entrer dans cet homme ? N’est-ce pas là comme une sorte d’opportunité dont il se saisit, comme une occasion qu’il cherchait et qu’il ne pouvait pas laisser passer ?

N’est-ce pas la question de Pierre qui est à l’origine de cela, puisque c’est lui qui voulait savoir de qui Jésus parlait, lorsqu’il dit « l’un de vous me livrera » ?

Mais ici se pose une autre question, à savoir, pourquoi Satan entra-t-il en Judas puisque celui-ci avait déjà convenu avec les principaux sacrificateurs de leur livrer Jésus ? Et ceci d’autant plus que nous avons vu un peu plus haut que c’était déjà Satan qui lui avait inspiré cela !

Ou autrement dit, compte tenu de ce que Judas avait décidé de faire, quelle nécessité y avait-il pour Satan d’entrer en Judas ?

N’aurait-il pas pu laisser faire «le cours des choses» ?

Non, il ne le pouvait pas, car c’est plus fort que lui ; il est l’ennemi de Jésus, bien que Jésus, Lui, soit son ami (Matthieu 26 v 50).

En cela, n’y avait-t-il pas aussi en Satan l’intention de s’assurer que Judas irait jusqu’au bout, et cela par tous les moyens, fussent-il même de prendre possession de l’homme en outrepassant sa volonté, en violant la création de Dieu, et cela dans le but d’empêcher tout retour de conscience jusqu’à ce que la condamnation de Jésus soit prononcée ?

Oui, Satan fera tout pour perdre l’homme, c’est à dire qu’il soit perdu pour Dieu ! Mais cela Jésus ne le savait-il pas aussi, Lui dont le nom veut dire Sauveur.

Et n’est-il pas très étonnant de trouver Satan au milieu de ce moment d’intimité entre Jésus et ses disciples comme s’il était là, à l’affut, attendant la moindre faille pour faire mourir Jésus, chose à laquelle il n’avait pas pu parvenir lors de la tentation dans le désert !

13         Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable. (Luc 4)

Et Jésus, n’était-Il pas parfaitement au courant de sa présence et de tout ce qui était en train de se passer ? Jésus n’était-Il pas le seul à avoir une vue parfaitement clairvoyante sur le cours de tous ces événements ? Satan lui-même étant ignorant de ce qui se passait réellement.

Ce qui est admirable de la part de Jésus dans toute sa vie et particulièrement ici, c’est qu’Il ne cherche en rien à influer sur les événements mais que, conscient de tout ce qui se passe, Il va droit devant, ne se détournant en rien de sa vocation et du plan prévu par le Père.

Et cette «manière de faire» envers Satan, n’était-ce pas le meilleur moyen pour le prendre à son propre piège ?

Car en effet, au verset 30, qui a pris le morceau trempé, et de fait s’est retrouvé « associé » à Jésus ? Est-ce Judas, ou bien est-ce Satan à travers Judas ?

Tout s’est passé très vite :

Au verset 26 nous voyons que Jésus «ayant trempé le morceau, il le donna à Judas»…

Au verset 27, il est écrit : Dès que le morceau fut donné, Satan entra en Judas. Donc lorsque Judas prit le morceau, Satan le prit aussi et lorsque Jésus continua de parler en disant : Ce que tu fais, fais-le promptement, à travers Judas, c’est à Satan que Jésus s’adressait.

A ce moment-là, ce n’est donc plus à Judas que Jésus s’adressait, mais à Satan. C’est Satan à travers Judas qui prend le morceau, car Le Diable est un esprit et il a besoin d’un support pour s’exprimer, et en prenant ce morceau, il signa sa propre condamnation.

En Judas, Satan est tombé dans son propre piège.

Dieu a tant aimé, qu’Il a donné… et Jésus a été donné à Satan.

Dans le verset 26, c’est donc une affaire entre Jésus et Judas.

Mais dans le verset 27, c’est une affaire entre Jésus et Satan.

D’ailleurs, dès lors que Satan était en Judas, il est évident que Judas n’était plus maitre de lui-même mais que c’est Satan qui était maintenant son maitre, étant sous son emprise.

31  Lorsque « Judas » fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui.

32  Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.

«Lorsque Judas fut sorti…» ??? Mais en réalité, ici, n’est-il pas question de Satan ?

Etant sous l’emprise de Satan, Judas pouvait-il faire autrement que d’aller au bout de cette sale besogne ? Or c’est Satan qui n’avait de cesse de mener à bien cette besogne, car c’est lui qui haïssait Jésus au point de tout entreprendre pour le faire mourir, et non Judas ? Et cela Jésus seul le savait.

Bien sûr, vu sous cet angle, tout cela peut paraitre comme une injustice envers Judas, comme si Jésus avait eu une véritable mauvaise intention envers lui ! Mais cela est-il possible, peut-il y avoir en Jésus une seule mauvaise intention, Lui qui porte le nom de Sauveur ? Impossible !

Ainsi, lorsque Satan fut entré en Judas, Jésus donna le morceau à Satan qui se fit prendre à son propre piège. Mais c’est par Amour et selon sa Grâce, que Jésus a fait cela. Oui par amour et par grâce, non seulement envers Satan mais surtout envers Judas.

A partir du moment où Satan prit le morceau, on pourrait entendre dire à nos oreilles : « ça y est ! Satan a pris ce que je lui ai offert ; je me donne, je me livre à lui et il ne sait pas qu’en prenant ce que je lui offre, c’est moi qu’il prend, moi tout entier, et que je suis ainsi vainqueur sur lui. »

Tous les actes de Jésus ont leur source dans l’Amour, dans cet Amour si perspicace. Dans ce que fit Jésus envers Satan, « qui est un ange créé de Dieu », Il lui montrait qu’Il l’aimait et que lui aussi avait besoin d’être sauvé.

Il faut donc bien suivre ce qui se passe entre les versets 26, 27 et 30. Le morceau a été tendu à Judas, mais c’est Satan qui l’a pris.

Pour ce qui concerne Satan, le Père n’aurait-Il pas pu aussi lui dire : « Mais tu n’as pas honte ! Mon Fils te donne à manger ce morceau afin de te réconcilier avec moi, et toi, tout en prenant ce morceau, tu as dessein de le livrer pour qu’Il soit tué ! »

Oui en effet, en prenant le morceau, Satan se jugeait lui-même, parce qu’en prenant le morceau il prenait aussi l’Amour que Jésus lui portait.

Et n’est-ce pas en cela que Jésus a déclaré « Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié… », dans le sens que, par amour pour tous ses ennemis, Il s’était livré lui-même volontairement à son ennemi et à son intention de le faire mourir ?

En s’unissant à son pire ennemi par le moyen de Judas, est-ce que Jésus ne s’unissait pas à tous les hommes même dans ce qu’ils pouvaient être de pire ?

Bien sûr, devant tout ce qui a été dit jusque-là et qui peut paraitre comme quelque chose d’énorme, chacun est libre de penser qu’il s’agit seulement de Judas et que c’est lui le responsable de tout, comme Pierre l’a dit, mais les Ecritures sont bien là pour attester que Satan était là lui aussi dans ce moment si crucial, qui allait se conclure par la mort de Jésus en vue du salut du monde.

Si on accepte pour soi le fait que toute l’Écriture doit s’accomplir, alors Celle-ci l’est tout autant qui déclare ceci :

Jérémie 8 v 4  Dis-leur : Ainsi parle l’Éternel : Est-ce que l’on tombe sans se relever ? Ou se détourne-t-on sans revenir ?

5  Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s’abandonne-t-il à de perpétuels égarements ? Ils persistent dans la tromperie, ils refusent de se convertir.

6  Je suis attentif, et j’écoute : Ils ne parlent pas comme ils devraient ; Aucun ne se repent de sa méchanceté, et ne dit : Qu’ai-je fait ?

Judas est-il tombé sans se relever ? S’est-il détourné sans revenir ? Ne s’est-il pas repenti de sa méchanceté, et n’a-t-il pas dit à sa façon « Qu’ai-je fait ? »

 

L’Eternel n’a-t-Il pas été attentif et à l’écoute du repentir de Judas même s’il a livré Son Fils, le Fils de Dieu ?

L’Eternel n’a-t-il pas été aussi attentif aux paroles de Pierre dans Actes 1 v 15 à 26 quand il a évoqué ce plaidoyer à l’encontre de Judas ?

A qui doit-on alors donner du crédit, et notre foi  elle, vers quelle parole se dirige-t-elle ?

Voici aussi ce que Jésus a déclaré :

Luc 15 v 7  De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Luc 15 v 10  De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Luc 17 v 3  Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui.

Voyons bien dans ce dernier verset de Luc que Jésus parle dans le contexte d’une famille « Si ton frère ». Mais alors que penser de cela au niveau de Dieu, c’est-à-dire du Père de cette famille ?

Et de manière générale, si Jésus parle ainsi aux disciples, n’est-ce pas parce que Lui-même et le Père agissent ainsi envers tous les hommes ?

Il n’y a en Jésus-Christ aucune de ces intentions et pensées qui parfois sont les nôtres à l’égard du pire pécheur. Il y aura toujours de sa part, grâce et miséricorde pour le pire des pires dès lors qu’il se repent par rapport à ce qu’il voit de Jésus, c’est-à-dire Celui que le Père a envoyé et qui était prévu depuis le commencement.

Or Judas avait vu en Jésus un homme juste ; puis il vit en Jésus le sang innocent dont il se repentit de l’avoir livré. Et il avait bien vu.

Alors pourquoi Dieu devrait-Il être privé de la joie qu’Il éprouve pour un seul pécheur qui se repent ?

 

Que dire encore de ce que le nom de Judas est devenu, à cause de la présentation que Pierre a faite de lui ?

Pourtant le sens de son nom est très beau : « Loué » ou « je rendrai gloire ».

Et son étymologie vient d’une racine signifiant « célébrer », « confesser ».

Mais aujourd’hui, n’est-il pas devenu comme une injure pour qualifier un homme de ce qui a de plus vil et de plus bas, disant « C’est un Judas ! ».

Compte tenu de ce que nous avons lu, est-ce juste qu’il en soit ainsi ?

Cela repose-t-il sur des faits ou sur cette sorte de demi-information qui circulait dans Jérusalem, que Pierre reprend et qui s’est répandu jusqu’à nos jours ?

Et même si les faits étaient tels que Pierre les a dit, Jésus en a-t-Il parlé de la même manière ?

Judas était coupable, c’est un fait mais n’est-ce pas tout aussi vrai qu’il se repentit ?

Si donc après que Judas se soit repenti d’avoir livré le sang innocent, peut-on dire encore qu’il était coupable, alors qu’en fait il était l’instrument d’une prophétie  qui devait s’accomplir.

Seul le récit de Matthieu sur la repentance de Judas, est en mesure de nous montrer ce disciple sous un angle différent. C’est donc une forte invitation pour le lecteur de ne pas lire uniquement Judas, mais aussi de le voir en tant qu’instrument de Dieu en vue d’une œuvre de salut pour tous les hommes. Il est évident qu’il fallait que naisse un homme qui livrerait Jésus, donc quelque soit le nom que porterait cet homme, il est évident qu’il faisait parti du dessein éternel de Dieu et ce n’est pas à nous, de le juger coupable de son acte.

Les trois autres récits s’arrêtant au jardin de Gethsémané, Pierre est donc le seul dans Actes 1, à avoir évoqué la fin de Judas. Aucun par la suite, ni Matthieu, ni Marc, ni Luc, et ni Jean, n’ont parlé de ce qui n’édifie pas le chrétien. C’est de leur part le silence total !

Ne trouvez-vous pas qu’à lui seul ce silence est très évocateur ?

Mais toutefois, dans le « peu » de ce qui est dit, il y a des choses très étonnantes ou très choquantes à voir.

Nous en avons vues quelques unes, mais voici encore celle-ci que nous relate Luc :

Luc 6 :

13  Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d’apôtres :

14  Simon, qu’il nomma Pierre ; André, son frère ; Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélemy ; 15  Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d’Alphée ; Simon, appelé le zélote ; 16  Jude, fils de Jacques ; et Judas Iscariote, qui devint traître.

Note :

«… et Judas Iscariote, qui devint traître.» Voici donc comment Luc présente les disciples et comment il présente en particulier Judas.

Questions :

Si nous apprenons ici que Judas devint traitre, cela ne veut-il pas dire qu’il ne l’était pas auparavant ?

S’il n’était pas traitre auparavant, qu’est-ce qui a fait qu’il l’est devenu ?

N’est-ce pas à cause du péché en lui, qui se traduisait par le fait qu’il était voleur (Jean 12 v 1 à 8) ?

N’est-ce pas aussi parce qu’il ne comprenait pas l’enseignement de Jésus, et que cela agitait la convoitise qui était en lui ?

Ne retrouve-t-on pas ici ce que l’apôtre Paul écrivit plus tard ainsi :

Romain 7 :

14  Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15  Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16  Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

17  Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

18  Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19  Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20  Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

 

Dans ces conditions, et à cause de cette obligation de mettre en pratique les commandements contenus dans la loi écrite, est-ce que l’enseignement de Jésus, que les disciples ne comprenaient pas, n’accentuait pas le péché qui était en eux et donc en Judas ?…

Dans le cas de Judas, voici ce qui s’est passé et qui a participé à ce qu’il devint traitre :

Jean 12 :

1  Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

2  Là, on lui fit un souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3  Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

4  Un de ses disciples, Judas Iscariote, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit :

5  Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ?

6  Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.

7  Mais Jésus dit : Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture.

8  Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

Et voici la suite de ce récit dans ce que dit Matthieu pour les mêmes faits :

Matthieu 26 :

14         Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, alla vers les principaux sacrificateurs, 15          et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

16         Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.

Note :

Voilà donc le péché de Judas « il était voleur » parce qu’il aimait l’argent et qu’il tirait des « revenus » de la notoriété de Jésus.

En d’autres termes, Judas avait l’habitude de voler ce qui était donné et mis dans la caisse commune, et apparemment il ne s’en privait pas. A force d’agir ainsi par rapport au don que les gens faisaient envers Jésus, il devint traitre.

Et c’est ici que peut se poser une question qui est essentielle : Et aujourd’hui qu’en est-il ? Combien n’y a-t-il pas de personnes qui agissent comme Judas l’a fait ? Qui, comme lui, ira jusqu’à se repentir d’avoir fait de l’argent « au Nom de Jésus », se servant de Son Nom pour en tirer un gain matériel ?

Quel est le responsable d’assemblée qui osera parler du cas de Judas en tant que voleur, sans sentir en retour sur lui le doigt accusateur de sa conscience ?

Pour Judas, tout s’est déclenché lorsqu’il a été confronté à sa convoitise, au travers du témoignage extraordinaire de cette femme à qui Jésus rend hommage. Lorsqu’il vit lui échapper les 300 deniers de la vente possible du parfum, et compte tenu de l’enseignement que Jésus donna à ce sujet, qui ne lui laissait aucun espoir de «revenu», alors il alla vendre Jésus.

Qui pourra dire que cela ne ressemble pas à tous ceux qui, aujourd’hui encore, se font payer pour « annoncer » Jésus ? Jésus n’est-il pas alors pour eux aussi une source de revenu ?

Pour Judas, dès cet instant le péché en lui devint le plus fort, et il alla voir les principaux sacrificateurs comme pour compenser la vente du parfum qui aurait rapporté de l’argent, et dont il aurait pu en subtiliser une partie pour lui.

Oui, Judas trahissait Jésus à cause du rapport que Ce Dernier avait sur l’argent et sur l’enseignement qu’Il en donnait, mais ici il est probable que c’est à cause de cette très grosse somme d’argent  qui était en train de lui échapper, que Judas a perdu pied.

(Pour information les 300 deniers de l’époque équivalaient à une année de salaire).

-Mais ce n’est pas pour autant que Judas voulait la mort de Jésus. Non, ce que Judas ne pouvait pas accepter c’est que cette somme conséquente lui passe sous le nez et c’est pourquoi il alla chercher l’argent où il se trouvait : Chez les gardiens du temple, les sacrificateurs.

Et eux, les sacrificateurs d’où ont-ils pris l’argent qui allait servir à livrer Jésus ? L’ont-ils pris sur leurs deniers personnels ou bien ont-ils eux aussi pris dans la caisse du temple ?

Question est ici posée.

Les religieux, eux, ce qu’ils voulaient c’était de faire mourir Jésus à cause de son enseignement général, car il remettait en question toute l’autorité et la gloire qui leur provenaient de la loi écrite.

Mais Judas, était-il le seul à être attaché à ce moyen que représente l’argent ? Question est ici encore posée.

Toujours au sujet de cette femme et du parfum dans Matthieu 26 :

8  Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : A quoi bon cette perte?

9  On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.

Compte tenu de cet état d’esprit de considérer qu’un don fait à Jésus était une perte, est-ce étonnant de voir ce problème d’argent ressurgir au milieu des disciples quelque temps plus tard dans la deuxième lettre à Théophile, et de voir que suite à l’accusation que fit peser Pierre sur Ananias et Saphira, ceux-ci sont morts ?

Peut être aussi serait-il bon d’écrire sur ce qui se passe aujourd’hui avec l’argent et qui est certainement tout aussi grave et même plus,  que ce que Judas a fait, sachant que nous sommes sous le régime de l’Esprit, alors que du vivant de Jésus dans son humanité, ce n’était pas encore le cas.

Revenons-en maintenant à Pierre lorsqu’il cite des écritures au sujet de Judas.

Deuxième lettre de Luc à Théophile chapitre 1 :

20         Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : Que sa demeure devienne déserte, et que personne ne l’habite (Psaume 69 v 25 ou 26 suivant version) ! Et : Qu’un autre prenne sa charge (Psaume 109 v 8) !

 

Voici le contexte de ce premier psaume dont Pierre cite apparemment un verset :

Psaume 69 :

4          Ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause ; ils sont puissants, ceux qui veulent me perdre, qui sont à tort mes ennemis. Etc.

 (Tout ce psaume parle des ennemis de David au pluriel)

14         Retire-moi de la boue, et que je n’enfonce plus ! Que je sois délivré de mes ennemis et du gouffre ! Etc.

18         Approche-toi de mon âme, délivre-la ! Sauve-moi, à cause de mes ennemis ! Etc.

21                  Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre (or ici Judas s’était déjà pendu).

23         Que leurs yeux s’obscurcissent et ne voient plus, et fais continuellement chanceler leurs reins !

24         Répands sur eux ta colère, et que ton ardente fureur les atteigne !

 

25         Que leur demeure soit dévastée, qu’il n’y ait plus d’habitants dans leurs tentes !

 

26         Car ils persécutent celui que tu frappes, ils racontent les souffrances de ceux que tu blesses.

27         Ajoute des iniquités à leurs iniquités, et qu’ils n’aient point part à ta miséricorde !

28         Qu’ils soient effacés du livre de vie, et qu’ils ne soient point inscrits avec les justes !

 

Note :

Chacun de ces versets parlent donc d’ennemis au pluriel.

Dans ce psaume 69, est-il question de Judas en tant que personne ou bien est-il question de l’esprit de ceux qui sont des ennemis de Celui qui voulait pourtant les sauver ?

Lorsque ces choses qui avaient été prophétisées concernant Jésus Christ à la croix se sont accomplies, Judas n’était-il pas déjà mort ?

 

Dans Actes 1 v 20, Pierre a dit :

Que sa demeure devienne déserte, et que personne ne l’habite !

 

Dans le Psaume 69 v 25, l’Écriture a déclaré :

Que leur demeure soit dévastée, qu’il n’y ait plus d’habitants dans leurs tentes !

 

Questions :

–           Pourquoi attribuer cette demeure et sa dévastation à un seul alors qu’il est bien écrit qu’il s’agit de la demeure de plusieurs ?

–           Et pourquoi attribuer le châtiment de la solitude à un seul, alors qu’elle était prophétisée sur plusieurs ?

Or nous savons que ce sont les principaux sacrificateurs et les anciens qui voulaient la mort de Jésus, ce qui n’était pas le cas pour Judas.

Ce verset 25 est d’autant plus étonnant de la part de Pierre, lorsqu’on voit que l’Écriture dit bien qu’il s’agit de plusieurs personnes qui ont une seule demeure, leur demeure !

De quelle manière et avec quels yeux Pierre s’approchait-il donc des Ecritures ? Qu’y cherchait-il à l’intérieur ? Et pour ce qui est de cette demeure dont l’Ecriture parle au singulier, quelle est-elle ?

Quelle est donc cette demeure commune à tous les ennemis de Dieu ?

Et quelle est donc la demeure des principaux sacrificateurs et des anciens ?

N’est-ce pas le temple de la loi ?

Là encore, n’est-il pas nécessaire de signaler que cette demeure n’était pas celle de Judas, puisque non seulement il n’y fut pas physiquement accueilli  mais qu’en plus il y jeta les 30 pièces ?

Selon le psaume 69, n’est-ce pas une demeure néfaste qui abrite tous les véritables ennemis c’est-à-dire ceux qui sont à tort mes ennemis ?

Selon la manière dont Pierre présente ce verset, en voici quelques conséquences :

–           Durant des siècles, des millions de personnes ont cru à la parole de Pierre.

            La vérité est globalement détournée, puisque de plusieurs ennemis, Pierre le fait passer à un, faisant ainsi paraitre pour innocents ceux qui jusqu’à aujourd’hui, se servent du Nom de Jésus pour s’enrichir.

–           Les véritables responsables sont épargnés, et celui qui s’est repenti est chargé, et cela est d’autant plus facile qu’il est mort.

–           La prophétie de ce verset 25 parait être accomplie de manière définitive, alors qu’il n’en est rien puisqu’elle commence à la mort de Jésus-Christ.

Pierre a donc complètement renversé le sens de la pensée de l’Esprit qui déclarait ces choses. Il a remplacé la prophétie par une parole d’homme, la sienne.

 

Pourquoi la chrétienté continue-t-elle à ne pas voir ce genre de différence fondamentale, bien qu’elle soit écrite ?

N’est-ce pas en raison d’une désinformation qui dure et perdure depuis que Pierre a parlé et qu’on prend pour parole d’évangile ?

Est-ce donc interdit de vérifier les dires d’un homme fusse-t-il apôtre ou quoi que ce soit d’autre ?

Est-ce que c’est une injure ou de l’incrédulité que de vérifier ce genre de choses, ou au contraire est-ce un témoignage d’attachement à La Vérité, à ce que l’écriture a prophétisée, à ce que Jésus-Christ est venu enseigner et manifester ?

L’apôtre Paul s’est-il offusqué que des personnes vérifient ses dires ?

Actes 17:10  Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs.

11  Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact.

Quels étaient donc ces sentiments plus nobles ?

Les Juifs de Bérée, qu’avaient-t-il donc de plus que les Juifs de Thessalonique ?

Ce « plus » ne venait-il pas de leur foi qui se traduisait ainsi : « ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » ?

Voyons maintenant le deuxième psaume duquel Pierre fait encore mieux que précédemment puisqu’il se sert de la moitié d’un seul verset.

Deuxième lettre à Théophile chapitre 1 :

20         Et : Qu’un autre prenne sa charge ! (Psaume 109 v 8)

Voici le contexte de ce demi-verset :

Psaume 109              1                     Au chef des chantres. De David. Psaume. Dieu de ma louange, ne te tais point !

2                     Car ils ouvrent contre moi une bouche méchante et trompeuse, ils me parlent avec une langue mensongère, 3           Ils m’environnent de discours haineux et ils me font la guerre sans cause.

4          Tandis que je les aime, ils sont mes adversaires ; mais moi je recours à la prière.

5          Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour.

6          Place-le sous l’autorité d’un méchant, et qu’un accusateur se tienne à sa droite !

7          Quand on le jugera, qu’il soit déclaré coupable, et que sa prière passe pour un péché !

 

8          Que ses jours soient peu nombreux, qu’un autre prenne sa charge !

9          Que ses enfants deviennent orphelins, et sa femme veuve !

10         Que ses enfants soient vagabonds et qu’ils mendient, qu’ils cherchent du pain loin de leur demeure en ruines !

11                  Que le créancier s’empare de tout ce qui est à lui, et que les étrangers pillent le fruit de son travail !

12                  Que nul ne conserve pour lui de l’affection, et que personne n’ait pitié de ses orphelins !

13         Que ses descendants soient exterminés, et que leur nom s’éteigne dans la génération suivante !

14         Que l’iniquité de ses pères reste en souvenir devant l’Eternel, et que le péché de sa mère ne soit point effacé !

15         Qu’ils (l’iniquité de ces pères et le péché de sa mère) soient toujours présents devant l’Eternel, et qu’il retranche de la terre leur mémoire, 16      parce qu’il ne s’est pas souvenu d’exercer la miséricorde, parce qu’il a persécuté le malheureux et l’indigent, jusqu’à faire mourir l’homme au cœur brisé !

17         Il aimait la malédiction : Qu’elle tombe sur lui ! Il ne se plaisait pas à la bénédiction : Qu’elle s’éloigne de lui !

18         Qu’il revête la malédiction comme son vêtement, qu’elle pénètre comme de l’eau dans son intérieur, comme de l’huile dans ses os !

19         Qu’elle lui serve de vêtement pour se couvrir, de ceinture dont il soit toujours ceint !

20         Tel soit, de la part de l’Eternel, le salaire de mes ennemis, et de ceux qui parlent méchamment de moi !

 

Questions :

–           Ici encore, n’est-il pas étonnant de voir que Pierre ne prend qu’un demi-verset de ce Psaume de David, annulant ainsi tout le contexte et le sens précis de la prophétie ?

–           n’y a-t-il pas là aussi un détournement complet de ce que le psalmiste déclare au sujet de « ceux/celui » dont il veut parler ?

–           N’est-ce pas l’Esprit de Jésus-Christ qui parle ici ?

–           verset 5 «Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour.» ne serait-il pas question de tous ceux qui ont agit ainsi envers Jésus ?

Jusqu’à ce verset 5 il est parlé d’ennemis au pluriel.

–           verset 6 le pluriel qui était auparavant devient maintenant un singulier, indiquant que les ennemis étaient maintenant vus comme un seul ennemi.

Dans le verset 6 n’est-il pas question d’un peuple au sujet duquel il est dit « Place-le sous l’autorité d’un méchant (le diable ?), et qu’un accusateur (la loi ?) se tienne à sa droite ! ».

Contexte de ce verset 6 au dessus:

Galates 3 : 23        Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Romains 5 v20       Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé…..

–           verset 7, est-il écrit quelque part que Judas a été jugé ? Non, pas à notre connaissance. Mais par contre voici ce que Jésus a déclaré :

Jean 16  7  Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai.

8  Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement :

9  en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ;

10  la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ;

11  le jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé.

–           Et lorsqu’on arrive donc à ce verset 8 du Psaume 109 que Pierre cite à moitié, ne serait-il pas question d’un peuple plutôt que d’une personne duquel il est prophétisé « Que ses jours soient peu nombreux, qu’un autre prenne sa charge ! » ?

Si on comprend que c’est le peuple d’Israël qui avait la charge d’être témoin de l’Eternel envers les nations et qu’il ait échoué dans sa mission, ne serait-il pas question que ce soit alors les nations en tant que peuple qui naitrait après la mort et résurrection de Jésus-Christ, qui  prendrait cette charge ?

Car n’est-il pas écrit ceci :

Deutéronome 32 v 21  Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, Ils m’ont irrité par leurs vaines idoles ; Et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée.

Et Jésus n’a-t-il pas déclaré ceci :

Matthieu 21 v 43  C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

S’il ne s’agissait que d’une « personne » comme le prétends Pierre, pourquoi l’Écriture utilise-t-elle le pluriel auparavant ?

 

Puis le psaume 119 continue :

21                  Et toi, Eternel, seigneur ! Agis en ma faveur à cause de ton nom, car ta bonté est grande ; délivre-moi !

22                  Je suis malheureux et indigent, et mon cœur est blessé au dedans de moi.

23         Je m’en vais comme l’ombre à son déclin, je suis chassé comme la sauterelle.

24         Mes genoux sont affaiblis par le jeûne, et mon corps est épuisé de maigreur.

25         Je suis pour eux un objet d’opprobre ; ils me regardent, et secouent la tête.

26         Secours-moi, Eternel, mon Dieu ! Sauve-moi par ta bonté !

27         Et qu’ils sachent que c’est ta main, que c’est toi, Eternel, qui l’a fait !

28         S’ils maudissent, toi tu béniras ; s’ils se lèvent, ils seront confus, et ton serviteur se réjouira.

29         Que mes adversaires revêtent l’ignominie, qu’ils se couvrent de leur honte comme d’un manteau !

30         Je louerai de ma bouche hautement l’Eternel, je le célébrerai au milieu de la multitude ;

31                  Car il se tient à la droite du pauvre, pour le délivrer de ceux qui le condamnent.

 

Au verset 25 : Je suis pour eux un objet d’opprobre ; ils me regardent, et secouent la tête.

N’était-ce pas ici l’endroit où Jésus était sur la croix et duquel Judas ne pouvait en aucune manière se trouver étant déjà mort à ce moment-là ?

Note :

Si donc on considère l’ensemble de ce psaume, il ne peut être question d’un seul homme mais de plusieurs hommes qui sont vu comme un seul homme.

Ne parler que d’un seul homme en la personne de Judas, c’est occulter qu’il s’agit en réalité de tout un peuple.

Ainsi ce psaume ne parle pas de la personne de Judas en tant qu’individu mais de tous ceux qui forment un seul « corps » en tant qu’ennemi, montrant aussi que c’est le diable qui est derrière tout cela.

L’Esprit de Christ montre quelle est la particularité de tous ceux qui, à titre personnel, sont ses ennemis. Judas était l’un d’entre eux, bien sûr, mais encore une fois ce psaume le concerne jusqu’au moment où il se repentit !

Dès lors qu’il s’est repenti il ne faisait plus partie de ces ennemis.

Par rapport à ce que Pierre a dit concernant Judas, la somme de tout ce que nous avons vu jusqu’ici est considérable et va à l’opposé de ce qu’il a fait passer comme message.

Mais voici encore la suite :

Dans Actes 1 v 21 et 22, Pierre a dit :

21 Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le seigneur Jésus a vécu avec nous,

22 depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection.

 

Dans Matthieu 10 v 1, Matthieu a écrit :

Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Puis dans Marc 3 v 14 et 15, Marc a écrit :

Il en établit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons.

Puis encore dans Luc 6 v 13, Luc a écrit :

Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d’apôtres : …

Et enfin dans Jean 6 v 70, Jean a écrit :

Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ?

Note :

Après les propos que Pierre a tenus sur Judas, et dont nous avons vu la « teneur », il continue et dit « Il faut donc que… , il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. ».

Questions :

–           Fallait-il vraiment un remplaçant à Judas comme le prétend Pierre ?

–           Et s’il avait fallu que quelqu’un soit associé aux onze, n’est-ce pas Jésus qui aurait du faire cette chose ? Et mieux que de « l’associer », Jésus ne l’aurait-Il pas plutôt « appelé » ou « établi », ou encore « choisi » comme à son habitude, afin que cela ne dépende pas de l’homme mais de Celui qui appelle ?

–           Cela n’est-il pas plus étonnant encore que Jésus n’ait rien dit à ce sujet pendant les quarante jours après sa résurrection, durant lesquels Il enseigna les onze ?

–           N’aurait-Il pas pu appeler ou désigner Lui-même un douzième, comme Il a appelé Paul par la suite ?

–           N’est-ce pas à Christ de se choisir son apôtre ?

Comment donc Pierre a-t-il pu prendre à son compte une décision aussi importante et en plus l’imposer à tous les autres ? Le comble de tout cela n’est-il pas qu’il a fait participer les 120 à cette erreur au moyen d’une « élection » et d’un tirage au sort qui est normalement réservé aux sacrificateurs du temple de la loi ?

Mais, n’est ce pas là une décision humaine, charnelle ? Par qui Pierre était-il inspiré pour avoir un tel pouvoir d’imposer cette parole aux 120 personnes présentes ?

Qui, à travers Pierre, était derrière cette démarche de choisir un douzième, afin de faire en sorte que Paul qui allait devenir l’apôtre de l’Esprit, ne puisse apparaître sur le devant de la scène pour apporter l’Evangile de Dieu aux nations ?

Dans Actes 1 v 21 et 22, Pierre a dit :

21 Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le seigneur Jésus a vécu avec nous,

22 depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection.

 

Dans Actes 1 v 8, Jésus a déclaré :

8  Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Note :

Pierre s’occupe donc de remplacer Judas en tant que témoin de la résurrection de Jésus, alors que Jésus n’a pas évoqué cela au sujet des témoins.

Au début de cette seconde lettre de Luc à Théophile (Actes 1) Jésus s’adresse aux 11, et seulement aux 11, n’évoquant jamais un remplaçant au douzième ni par rapport au temps qu’Il avait vécu au milieu d’eux ni par rapport à sa résurrection.

Par contre Le Seigneur Jésus dit bien qu’ils seraient ses témoins, et qu’ils le seraient en vertu de l’Esprit qui sera venu sur eux, et non en vertu de la vie de Jésus sur la terre.

Si Pierre parle de témoin de sa résurrection c’est donc, selon ses mots, au sujet de la vie que Jésus avait sur la terre durant tout le temps qu’il était avec eux, alors que Jésus leurs déclare qu’il serait ses témoins c’est-à-dire les témoins de celui qui a toujours été vivant :

« Je suis la résurrection … »

Questions :

–           Si Jésus voulait remplacer Judas en tant que témoin de sa résurrection, Jésus ne l’aurait-Il pas dit ?

–           Dans ses propos, Jésus leur avait-Il déclaré qu’ils seraient « témoin de sa résurrection » ou bien leur avait-Il déclaré « vous serez mes témoins » ?

–           « Témoins de la résurrection de Jésus-Christ » et « témoins de Jésus-Christ » est-ce la même chose ?

–           En d’autres termes, vaut-il mieux être témoin de la résurrection de Jésus-Christ ou bien témoin de Jésus-Christ et donc de sa résurrection ?

–           Les nations, à commencer par Israël, avaient-elles besoin de témoins de la résurrection de Jésus ou bien avaient-elles besoin de l’enseignement que Jésus donna aux 11 après sa résurrection ?

–           N’est-ce pas cet enseignement qui est justement la base du témoignage, pour être témoin ?

–           Est-ce que ce n’est pas le Saint-Esprit sur les disciples qui fait d’eux des témoins de Christ, comme l’a déclaré Jésus ?

Car n’est-ce pas cela que Jésus a déclaré « le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » !

–           Alors de quelle utilité peuvent être les témoins de la résurrection de Jésus-Christ s’ils ne sont pas les témoins de son enseignement ?

N’est ce pas l’enseignement de Jésus-Christ qui témoigne de lui-même de sa résurrection ?
« 
Je suis la résurrection et la vie… ».

Pourquoi alors Pierre n’a-t-il pas fait parvenir à d’autres ce qui lui a été enseigné, et n’a-t-il pas fait aux autres ce qui lui a été fait ?

Pierre a-t-il vraiment connu à Qui il avait affaire lorsqu’il était au contact de Jésus ? Question est ici posée.

–           Et puisque le Saint-Esprit n’était pas encore venu, par quel esprit « Pierre se leva au milieu des frères » pour dire toutes ces choses sur Judas et son remplacement ?

 

Tout ce qui a été écrit ici n’est pas pour la critique de Pierre mais pour mettre en évidence et dénoncer comment la parole d’un homme a supplanté la Parole faite chair, Jésus-Christ.

Cela met en évidence aussi que la chrétienté tout entière a mis un tel crédit sur Pierre que le témoignage de l’Ecriture s’en trouve relégué au second plan et même annulé au profit du témoignage d’un homme, en l’occurrence Pierre.

Il en est ainsi avec ce que Pierre a commencé de faire avec Judas. Il a propagé une parole en se servant de 2 psaumes de manières complètement erronées. Nous savons tous qui est le père du mensonge, mais qui voudra accepter ce fait que Pierre n’était pas l’homme de l’Esprit à la différence de Jésus et de Paul à sa suite.

Pourtant dans sa deuxième lettre au chapitre 2, ne déclare-t-il pas lui-même cela :

19         Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ;

20         sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, 21           car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.

Ainsi donc si la prophétie de Jérémie retransmise par Zacharie parle de telle manière sur Judas, si le psaume 109 parle de telle manière sur ceux qui sont à tort les ennemis de Dieu, et si Jésus parle de telle et telle manière dans les Evangiles, peut-on dire que Pierre tient pour certaine la parole prophétique ?

Pourquoi ensuite au verset 20, Pierre rajoute « sachant vous-mêmes » qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière…..

Dans le « sachant vous-mêmes« , y voit-on Pierre s’y inclure ? S’il s’était inclus dans cette affirmation, n’aurait-il pas dit « nous savons« 

Cela ne sous entend-il pas que pour lui, Pierre, il ne se sent pas concerné par ce qu’il vient de dire et donc que la prophétie de l’Ecriture est sujette à interprétation particulière comme il l’a démontré en affirmant des choses qui ne sont pas dans l’Ecriture ?

Nous vous laissons juges de voir par vous-mêmes si ce qui est écrit dans ce document est basé sur La Vérité, ou s’il est écrit sur la base de rêveries d’hommes aux pensées charnelles.

Fin provisoire

 

 

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