Le Saint-Esprit a-t-il été répandu ?

 

Le Saint-Esprit a-t-il été répandu ?

 

Préface :

Le Saint-Esprit, et surtout le thème du «Saint-Esprit répandu évoqué par l’apôtre Pierre» est très délicat à aborder, car il y a beaucoup d’incompréhensions «dans le temps et l’espace» au sujet du Saint-Esprit de manière générale.

Le but de ce document est donc de replacer les choses dans l’ordre, afin que chacun puisse se faire sa propre opinion ; opinion qui sera ainsi basée sur une «vue plus globale» du sujet abordé.

Ici, le sujet du Saint-Esprit «à proprement parler» ne sera pas évoqué, mais le thème sera plutôt sur le «Saint-Esprit répandu» évoqué par Pierre dans Actes 2 ; 32 et 33 que je vous lis :

C’est l’apôtre Pierre qui parle ici : C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins.

Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.

Voilà pour le texte de référence.

Il est à noter que ce n’est qu’à partir du nouveau testament que Le Saint-Esprit est mentionné pour la première fois dans les Écritures.

En effet, avant que le prophète Jean-Baptiste en parle, la simple notion du Saint-Esprit était inconnue à l’époque, à part ce qu’en dit un ange à Marie dans Luc 1 au verset 35 que je lis :

L’ange lui répondit (à Marie) : Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

Voilà donc pour le verset. Notons toutefois que ce qu’a dit l’ange à ce moment-là sur le Saint-Esprit, le fut seulement en tant «qu’annonce de ce qui devait arriver». Mais lorsqu’en ce temps-là le prophète Jean-Baptiste évoqua lui aussi le Saint-Esprit, ce fut dans Son Œuvre beaucoup plus grande qu’il en parla.

Dans le temps de Jean-Baptiste, celui-ci déclarait en effet qu’Un autre, plus grand que lui, -Jésus-baptiserait du Saint-Esprit, c’est-à-dire qu’Il immergerait dans le Saint-Esprit ceux qui croiraient :

Je lis le verset dans Matthieu 3 : 11 : Moi, (c’est-à-dire Jean-Baptiste), je vous baptise d’eau pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. (Voilà donc ce que disait Jean-Baptiste).

Lorsque nous sommes baptisés dans de l’eau, c’est-à-dire plongés dedans, ne sommes-nous pas totalement englobés de toutes parts par cette eau ?

Eh bien il en est de même quand Jésus nous immerge dans le Saint-Esprit.

Etre baptisé du Saint-Esprit c’est donc «être immergé dans le même Esprit que Celui par lequel et dans lequel Jésus fut engendré».

Si Jésus a ainsi pu baptiser les autres, c’est parce que Lui-même était né du Saint-Esprit.

En effet, l’objectif de Jésus en nous baptisant du Saint-Esprit, est de nous placer dans le même Esprit que le Sien.

Les paroles de Jésus étant spirituelles, celui qui croit en Lui et qui écoute Ses paroles, commence alors à les comprendre par le Saint-Esprit, c’est-à-dire d’une manière «autre».

Avant il les comprenait «à la lettre», mais maintenant il les comprend «selon l’Esprit».

Il s’agit donc, pour quiconque, d’une nouvelle naissance produite par «Parole», par l’Esprit et dans l’Esprit.

Avant la venue de Jésus, tout était «matière» : L’homme lisait des mots écrits sur du papier à l’aide d’encre.

Bien des siècles avant, le peuple de Dieu l’écoutait «par voix» et croyait par foi, jusqu’au jour où ceux-ci abandonnèrent cette foi, qui est spirituelle avant tout. Alors il leur fut donné à la place des lois écrites par le doigt de Dieu, sur de la pierre

A partir de ce jour ce fut la fin de la Parole de Dieu donnée «par voix», mise à part la Parole donnée aux prophètes de l’Eternel.

Dans 2 Cor. 3 ; v 3 Paul dit ceci à ce sujet :

              Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite par notre ministère,

              non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant.

              Non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

Donc que ce soit encre ou pierre comme écrit au-dessus, il s’agit de la même chose quand on abandonne la foi : C’est la matière, la chair, qui prend le relais… Mais si on revient à la foi, alors cela se fait par l’Esprit en direction de nos cœurs, plus qu’en direction de notre tête.

Ce passage qu’a écrit l’apôtre Paul, est véritablement une «perle spirituelle», car il montre que ce qui a été prévu depuis toujours par Dieu, revient enfin, après tant de temps passé dans la noirceur des choses !

Oui dans ce passage de grandes notions y sont écrites en peu de mots ; elles contiennent, en plus, des siècles et des siècles de la vie du peuple de Dieu avant d’en arriver à ce point-là, c’est-à-dire passer de la loi à la grâce par le moyen de la foi. Le tout sous le ministère de l’Esprit.

Concernant la venue du Saint-Esprit, Jean-Baptiste en parlait de manière magnifique à ceux qui acceptaient de l’entendre, lui et son message ; -message qui avait pour dessein premier de «préparer le chemin du Seigneur». Ce qu’il fit d’ailleurs, avant d’évoquer la venue «d’un plus grand que lui», qui Lui les baptiserait du Saint-Esprit ; Saint-Esprit dans lequel et par lequel, Jésus était Lui-même en tant que «semence divine».

C’est aussi pour cela que Jésus disait de Jean-Baptiste «qu’il était le plus grand de tous les prophètes», car non seulement cet homme de Dieu préparait dans les cœurs le chemin pour la venue de Jésus ; mais encore, en agissant ainsi, il préparait le peuple pour la venue du Saint-Esprit en direction des hommes qui croiraient en Lui, c’est-à-dire «en Jésus» !

En effet Jean-Baptiste n’aurait jamais pu dire : «…; Lui il vous baptisera du Saint-Esprit» s’il n’avait pas eu la notion de toutes ces choses, et surtout la différence fondamentale entre le baptême d’eau et celui du Saint-Esprit …

En effet, cette «immersion dans le Saint-Esprit» était liée uniquement à la foi, à la foi en Jésus le Sauveur qui était là maintenant ; c’est lui que Jean-Baptiste présentait en tant qu’Agneau de Dieu ; car sans Agneau de Dieu, pas de commencement possible sinon la culpabilité resterait là, à demeure.

Comme toujours, et comme cela avait été déclaré à l’avance, l’Eternel ne fait jamais rien sans qu’Il en fasse part à l’un de ses prophètes (Amos 3 ; 7) ; ce que fit effectivement l’Eternel par l’envoi de Jean-Baptiste, venu au milieu des hommes pour leur annoncer quelque chose de complètement neuf. Car en effet Jean-Baptiste était prophète, et même le plus grand de tous les prophètes, comme Jésus le déclara ouvertement.

Ce même prophète, après avoir prêché et baptisé, montrera ensuite aux hommes de son temps, comme dit au-dessus, «l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde». Chose aussi totalement nouvelle à l’époque.

Jean 1 : 29

Le lendemain il (Jean Baptiste) vit Jésus venant à lui et il dit : «Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde».

30                  C’est celui dont j’ai dit : «Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi».

31            Je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau.

En fait, ce «plus grand de tous les prophètes» eut pour mission de faire la liaison entre le temps d’avant, et le temps où Jésus entrait dans le monde, avec tout ce qu’Il amenait avec Lui en tant que changement complet de tous ordres.

Voilà donc, en résumé, le témoignage que fit Jean-Baptiste sur Jésus.

Mais au fait, pourquoi ne pas nommer Jean-Baptiste «Le prophète Jean» ; ou tout simplement Jean comme l’a fait Jésus par exemple dans Matthieu 11v 7, car en effet, avant même qu’il fut «Jean le baptiseur», lui qui immergeait seulement dans l’eau les gens qui croyaient à son message, il était pourtant déjà «le prophète du Très-Haut» comme cela est aussi écrit.

Et c’est ainsi que «le prophète Jean-le-baptiste» précéda la venue du Saint-Esprit qui a pour fonction principale de faire passer tous ceux qui croient, du régime de la loi à celui de la grâce.

              Puis Jésus entra dans son ministère public et prêcha le Royaume de Dieu ; le Royaume des cieux.

              Ensuite, après avoir formé ses disciples, Jésus les envoya prêcher ce même Royaume de Dieu.

              Puis Jésus ira à la croix, ayant annoncé cette chose à l’avance, de même que Jean-Baptiste qui l’avait fait aussi de par sa déclaration formelle sur «l’Agneau de Dieu».

(C’est-à-dire un seul agneau mis à mort en lieu et place de tous les agneaux décrits en Exode 12, soit un agneau par famille.).

Oui par son témoignage, Jean-Baptiste montrait au peuple que Celui qui était là, maintenant, était bien l’Agneau qui était prédestiné à mourir sur la croix en tant que substitut pour tous, et que par Lui le péché du monde serait ôté.

              Jésus mourra en effet sur cette croix, et trois jours après Il ressuscitera.

              Ensuite, pendant 40 jours, Il se montrera à ces mêmes disciples en tant «qu’homme-vivant- ressuscité» ; et pas en tant que fantôme comme certains auraient pu le penser.

Dans Actes 1 ; 3 il est écrit :

Après qu’il eut souffert, (Jésus), il leur apparut vivant et leur en donna plusieurs preuves se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

              Puis, dans Actes. 1 ; 4 et 5, Jésus leur déclara (c’est-à-dire aux disciples) que d’ici peu ils seraient baptisés du Saint-Esprit, et ce, en parallèle avec ce que Jean-Baptiste avait déclaré en substance dans Matthieu 3 ; 12 que j’insère ici :

              Il a son Van à la main.

              Il nettoiera son aire (avec ce Van), et il amassera son blé dans le grenier.

              Mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Voici donc en résumé «l’œuvre première du Saint-Esprit» envers ceux qui croient : Il les immerge puis sépare le bon du mauvais dans l’entendement personnel des disciples, pour ne garder que le bon.

Il y avait en effet beaucoup de choses mélangées dans la tête des disciples de Jésus, et ça Il le savait bien.

Jésus laissa alors se faire ce qui était prévu : Que par Parole ceux qui le suivraient soient immergés dans Le Saint Esprit, afin que du nettoyage et de la séparation se fasse en eux et qu’il les amène ainsi à passer de la loi à la grâce.

En somme le Saint-Esprit mettait de coté ce qui était bon, et ôtait ce qui n’avait aucun rapport avec ce temps de la grâce.

C’est un peu ici la fonction de «l’épée de l’Esprit» qu’est «la Parole de Dieu», qui vient séparer entre âme et esprit.

Hébreux 4 :

12  Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

     Oui, ici il est question de «la Parole» sans quoi que ce soit d’autre qu’Elle, c’est-à-dire sans aucun «ajout d’ordre obligataire».

——

Puis, après tout ce temps de son ministère terrestre passé avec ses disciples, Jésus leur déclara alors que d’ici peu ils recevraient «une puissance» : Le Saint-Esprit survenant sur vous», et qu’ils deviendraient, dès lors, «ses témoins»

Ses témoins et non ses disciples, car disciples ils l’étaient déjà ! Ils devenaient ainsi des «disciples-témoins» du ressuscité après avoir été simplement «disciples».

Il fallut donc une «œuvre première» du Saint-Esprit afin de «séparer la paille du grain», pour que vienne ensuite cette fameuse «puissance». Puissance généralement très mal comprise, car étant prise pour de la puissance –dans un homme-.

Cette «puissance», généralement très mal comprise, est en fait une puissance spécifique, donnée pour une œuvre spécifique, et en l’occurrence la capacité de parler en d’autres langues pour pouvoir annoncer les merveilles de Dieu, et ce dans la langue maternelle de beaucoup de ceux qui étaient là : Les juifs de la diaspora qui étaient venus adorer à Jérusalem ce jour-là…

 

«Sur vous», cela veut dire : Sur l’être de chacun ; et dans ce cas sur leur tête. Je parle ici de l’endroit du corps à l’intérieur duquel se trouve la langue, tout comme le nez, ou les yeux, etc. Chose qui se vérifie aisément dans le texte qui se trouve dans Actes 2, versets 3 et 4 que j’insère ici :

Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, -séparées les unes des autres-, et se posèrent sur chacun d’eux. (Sur eux, et pas en eux, comme c’est interprété généralement).

(Voyons aussi qu’il s’agissait bien de «langues de feu». Oui le feu qui avait pour but de consumer la paille pour ne garder que le grain, comme Jean-Baptiste le prêchait ouvertement).

V.4 : Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. (Voyez que maintenant il ne s’agit plus de langues physiques, mais de langues étrangères, la langue des pays).

Ce sont donc bien des langues ayant un double-effet : Des langues de feu pour nettoyer ce qui ne sert plus, pour ne garder que le bon, et langues étrangères en tant que service à rendre aux autres ; et dans ce cas, le service à rendre était de se faire comprendre en langues étrangères par ceux venant de pays où vivaient les juifs de la diaspora, et le tout avec un bon message à donner : L’évangile ! La bonne nouvelle.

Le tout traduit par un seul mot qui en sera le condensé et que nous verrons plus loin dans ce document.

Aujourd’hui on trouve des offres d’emploi du genre : «Cherche secrétaire bilingue ou trilingue»

C’est presque la même chose que dans Actes, sauf qu’eux ils avaient déjà le message à faire passer, à la différence d’une secrétaire qui ne sait pas forcément ce qu’elle doit traduire.

 

Donc au départ il s’agit bien de langues, semblables à des langues de feu, et cela en rapport avec la langue que chacun possède dans sa bouche, mais servant maintenant à porter un autre message, débarrassé de ce qui, avant, était en trop, car n’allant plus avec ce temps nouveau qu’apportait Jésus.

              S’il est parlé de langues semblables à des langues de feu, c’est qu’il s’agit bien de langues physiques, car elles se voyaient comme telles, sans quoi cela n’aurait pas été noté par Luc, de qui nous avons le livre des Actes des apôtres.

Par langues de feu on comprend aisément le rôle du feu, qu’il soit pour brûler la paille après avoir nettoyé l’aire, ou bien comme étant le gage de la présence de Dieu pour annoncer la bonne nouvelle qu’est l’évangile. Or cet évangile c’était «l’évangile de Dieu» :

Marc 1 : 14          Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Evangile de Dieu.

Ensuite dans Romains 1 ; : Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Evangile de Dieu, 2 qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Ecritures, 3 et qui concerne son Fils, etc.

Si ces langues de feu étaient séparées les unes des autres, c’était parce qu’elles étaient faites pour être comprises par les diverses nationalités représentées à Jérusalem ce jour-là. (15 environ).

(Ce furent donc apparemment des juifs qui reçurent le don de parler dans des langues étrangères pour se faire comprendre des autres juifs présents, mais qui n’avaient que la langue des pays où ils étaient nés. Le Saint-Esprit faisait bien les choses ! Il fallait en effet que personne ne soit privé de quoi que ce soit, car étant venu pour «la fête».)

En résumé, les disciples de Jésus furent premièrement remplis du Saint-Esprit en tant que «porteurs du message à donner», et secondement l’Esprit leur donna la faculté de parler en des langues étrangères pour porter ce message à l’attention de ceux pour qui ce message était adressé, comme cela est montré au verset 4, que j’insère ici :

Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en «d’autres langues», selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

C’était donc l’Esprit qui gérait tout !

Dans ce texte nous y voyons ainsi une petite nuance notable entre le Saint-Esprit et l’Esprit, bien que l’origine soit la même.

              Il fallait en effet que le «message à donner» soit le même : C’est-à-dire qu’il le soit par le ministère du Saint-Esprit.

              Puis que ces langues diverses soient données par l’Esprit, pour faire passer ce seul et même message que Dieu envoyait à ceux qui étaient d’origine étrangère, qu’ils soient Juifs ou prosélytes.

Donc si chacun veut bien comprendre, l’Esprit est la «partie active» du Saint-Esprit». Une de ses multiples spécificités.

C’est donc l’Esprit qui rend capable de porter le message du Saint-Esprit ; c’est l‘Esprit qui donne aux disciples le moyen d’exprimer le message ; mais c’est le Saint-Esprit qui remplit les disciples du message à porter.

Ce message dont il est question ici, les disciples l’avaient déjà reçu par Jésus-le-ressuscité, surtout pendant les quarante jours où il se montra à eux. C’est écrit au verset 3 d’Actes 1 :

Après qu’il eut souffert (Jésus), il leur apparut vivant et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

Pendant son ministère précédent sa mort, Jésus avait envoyé ses disciples annoncer le Royaume des Cieux, et après sa résurrection son message fut toujours le même, bien que certainement Il aborda des points qui ne pouvaient pas être très clairement compris par eux, tant que sa résurrection ne fut pas totalement accomplie et vue de tous. C’est pourquoi Jésus Lui-même annonçait l’évangile de Dieu, comme cité au-dessus.

Heureusement qu’avant la venue de ce don de langues étrangères Jésus avait abondamment enseigné ses disciples ! Pourquoi ? Parce que depuis ce temps bien des «conseils pastoraux» laissent entendre ce message : «Ce qui compte c’est de parler en langues, le message qui vient ensuite étant de moindre importance».

Ou encore : «Parler en langues c’est un signe»

Or ce devrait être tout le contraire ! C’est le message qui compte, et pas le moyen de le porter !

Le «parler en des langues étrangères» était donné en vue de rendre un service aux autres, grâce à une «puissance spécifique» pour que justement ces «autres» ne soient pas privés du message que Dieu voulait leur faire parvenir.

En somme, quand Jésus disait qu’il fallait que la bonne nouvelle parvienne jusqu’aux extrémités de la terre, Il leur donnait, en même temps, par l’Esprit, la capacité de la propager cette bonne nouvelle.

Voyez aussi que dans ce passage bien précis, ce fut à des juifs en direction d’autres juifs, qui  séjournaient de manière temporaire à Jérusalem le temps de la fête pour adorer, qu’il fut donné d’être remplis du Saint-Esprit tout d’abord, puis de recevoir le don de parler en langues étrangères, afin de faire passer le message divin, à ceux qui allaient repartir dans leur pays de naissance.

Il se faisait ainsi une unité autour d’un même message.

Or ce message était en liaison directe avec le fait que Jésus était ressuscité, chose qui fut largement vérifiée par Sa présence avec les Siens pendant de nombreux jours.

Or ce message divin qui était «comme une lettre apportée à d’autres, présents dans ce lieu ce jour-là», qu’était-il ? Que contenait-il ?

Il fallait tout d’abord que les juifs de la diaspora sachent avec certitude que Jésus était bien mort, puis ressuscité, et de plus qu’il revint après sa résurrection au milieu d’un grand nombre de personnes, jusqu’à quelques 500 en même temps…

 

Mais au-delà de ce côté physique de la chose voici le contenu de ce message, traduit magnifiquement par ce qui est écrit dans le verset 11 du chapitre 2 des Actes :

… ; Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?

Le voilà, le condensé de ce qui fut dit pour être envoyé au loin, parmi les nations, par ceux de la diaspora qui avaient vécu cette chose merveilleuse. Oui, c’est eux qui allaient repartir dans leurs pays après être venus à la fête.

Le voilà ce message divin, traduit par un seul mot ; par une seule expression :

Des merveilles !

Le voilà le fameux message, frères et sœurs, qui nous est adressé à tous aujourd’hui encore, car il s’agit en somme du condensé de la «bonne nouvelle». De l’évangile de Dieu !

 

Par conséquent,

Là où Dieu envoie Ses merveilles, peut-il y être mélangé de la crainte, de la peur, de l’accusation, ou quoi que ce soit d’autre de néfaste ou de contraire à la foi ?

Les juifs de la diaspora, étaient-ils meilleurs que ceux de Jérusalem pour avoir droit à tout cela ?

Non, les merveilles en question étaient uniquement celles que Dieu faisait par Jésus-Christ !

Présenté de cette manière, vous comprendrez peut-être un peu mieux «le pourquoi du don des langues étrangères donné à des disciples de Jésus».

Quel était en effet le dernier rempart à faire tomber pour que le message divin puisse parvenir enfin aux hommes ?

La réponse est : La langue parlée du ou des pays étrangers.

En effet, ce dernier rempart était la langue des pays que les disciples étaient censés aller visiter pour annoncer l’évangile. Or les premiers à avoir besoin d’entendre étaient les Juifs de la diaspora présents, afin de répéter autour d’eux tout ce qu’ils avaient entendu concernant Jésus. Et surtout concernant «Jésus-le-ressuscité».

 

Donc par leur témoignage dans les pays dans lesquels chacun allaient retourner, ils devenaient à leur tour les témoins de Celui-ci.

C’était parfait !

(En effet les juifs de la diaspora avaient effectivement une langue maternelle qui était celle des différents pays où chacun d’entre eux était né).

Que se passait-il exactement pour qu’une telle chose arrive ?

     A Babylone, un jour, l’Eternel divisa les langues des hommes à cause de leur entreprise orgueilleuse…

Or Babylone c’est Babel !

     Mais pour la seule diffusion de la bonne nouvelle, l’Eternel fit l’inverse : Pour la cause de l’évangile et de ses «merveilles», Il remit les choses à leur place en leur donnant le pouvoir de passer par-dessus la division des langues. Oui leur donner ce pouvoir, là où il n’y avait plus maintenant une seule once d’orgueil possible, puisque le salut est basé sur l’œuvre d’Un Autre, en l’occurrence Jésus.

——

Puis, après le don des langues étrangères qui fut donné aux 120 présents, Pierre déclara que c’était le Saint-Esprit qui était «répandu».

Mais, ce n’est pas du tout ce qu’avait dit Jésus !

Comment-donc Pierre fit-il pour argumenter ou étayer que le Saint-Esprit avait été «répandu» ?

Eh bien il présenta, à sa manière, devant tous ceux qui étaient présents, ce que lui, Pierre, traduisait de la déclaration du prophète Joël.

En effet au verset 16 de Actes 2, Pierre déclara : «C’est ici…»

Lisons-le dans les versets 17 jusqu’à 19 inclus :

Notons bien qu’ici c’est Pierre qui parle ;

Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël :

Puis il cite les paroles de Joël :

17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes.

18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront.

19 Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du sang, du feu, et une vapeur de fumée.

20 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux.

21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Voilà pour le texte que Pierre cite de mémoire.

Ici Pierre, de par sa déclaration : «C’est ici»… déclare devant tous, que ce qui se passait à travers le don des langues étrangères, était l’accomplissement de la prophétie de Joël. Or Joël n’évoqua jamais ce don divin de pouvoir parler en langues étrangères ; des langues «autres que la langue maternelle de chacun de ceux qui parlaient» ! Et encore moins de merveilles !!!

D’autre part Joël dit que dans les derniers jours Dieu répandrait «Son Esprit» sur toute chair. Or là, à la Pentecôte à Jérusalem, Le Saint-Esprit n’est venu que sur ceux qui parlaient en langues étrangères, et pas sur ceux qui écoutaient !

Mais, puisque nous en sommes arrivés à ce point, une question se pose de nouveau :

Puisque Luc déclare ceci : Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en «d’autres langues», selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer, que vient faire alors le prophète Joël dans cette affaire, puisque dans l’ancien testament, Le Saint Esprit n’est jamais évoqué ?

Si cela avait été le cas, le Saint-Esprit n’aurait pas manqué de faire le lien avec la prophétie de Joël ?

Non c’est Pierre qui le fait, ce lien !

Mais venons-en maintenant à ce qui semble être le plus intéressant dans tout cela :

Qu’y avait-il de si beau dans ce que chacun entendait dans sa langue maternelle, pour qu’ils en vinrent à donner le nom de «merveilles» à tout ce qu’ils entendaient ? Chose qui détonne, il faut l’avouer, avec ce côté plutôt effrayant de la prophétie de Joël ?

En effet, comme cela a été écrit plus haut, avant de remonter au ciel, Jésus avait parlé à ses disciples pendant 40 jours sur les choses qui concernent le royaume de Dieu, ce qui fut traduit, à travers les langues étrangères par le mot «merveilles».

En osant un peu on pourrait dire ceci :

«Le royaume de Dieu c’est une merveille.

C’est merveilleux» !

Ce sont ceux qui ayant entendu Jésus parler de ce Royaume, animés par l’Esprit dirent, dans des langues étrangères, qu’il s’agissait de merveilles»… N’est-ce pas ça, une bonne nouvelle ?

Mais lisons avec attention le texte de référence pour ce qui est de ces fameuses «merveilles de Dieu» : C’est dans les versets 8 à 11 d’Actes 2 :

Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ?

9 Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, 10 la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, 11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?

Ca fait quand même pas mal de monde et de pays représentés, tout de même ! Quasiment tout le bassin méditerranéen. (Environ 15 langues étrangères)

Voilà donc tout ce que ce bassin méditerranéen aurait du normalement recevoir :

Des merveilles…

Après avoir lu tout cet ensemble, posons-nous maintenant quelques questions :

– Les «prophéties» du prophète Joël qu’a cité Pierre quelques instants plus tard au verset 18, sont-elles des «langues étrangères» ?

– Parler en langues étrangères, est-ce prophétiser ?

Si vous allez lire dans 1 Cor. 14 v 22, vous y trouverez le détail de ce que sont ces langues et à quoi servent-elles. Ce qu’est prophétiser et à quoi cela sert.

Vous y trouverez aussi, dans tout ce passage, que ce ne sont, ni les langues étrangères parlées, ni le fait de prophétiser qui sont en soi un «signe», mais que c’est le contenu de ces dons de l’Esprit qui est important !

L’apôtre Paul va même jusqu’à dire que s’il n’y a pas d’interprète, alors que l’on se taise dans l’assemblée. Car en effet il n’y a aucune utilité commune à parler en langue s’il n’y a pas d’interprète.

 

Mais reprenons le sujet si vous le voulez bien :

– La «prophétie» de Joël qui concernent «ces jours-là», contient-elle des merveilles ?

Maintenant voyons ensemble cette partie du texte de Joël qui se trouve au chapitre 2 de son livre, et que Pierre a cité en tant que référence.

28            Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions.

29            Même sur les serviteurs et sur les servantes, dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.

30 : Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu, et des colonnes de fumée.

31 : Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Éternel, – de ce jour grand et terrible.

32                  Alors quiconque invoquera le nom de l’Eternel sera sauvé.

Voilà donc pour ce texte du prophète Joël.

 

Maintenant nous remettons ici ce qu’a dit Pierre, sur la base de ses propres paroles concernant la prophétie de Joël : (Prêtez l’oreille à mes paroles ! Actes 2 v 14))

17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes.

18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront.

19 Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; 20 le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux.

21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Pourquoi Pierre a-t-il changé les mots «jour grand et terrible «cités par Joël, en jour «grand et glorieux» ?

N’était-ce pas parce que ce qu’avait dit Joël ne correspondait pas avec ce qui se passait à ce moment-là à la pentecôte ?

Et lorsque le prophète Joël prophétisait sur ces temps-là, était-il vraiment question des derniers jours comme le déclare Pierre ?

Frères et sœurs, la prophétie de Joël, lorsqu’il parle du «jour grand et terrible» de L’Eternel, correspond-il selon vous, dans son essence, à ces fameuses «merveilles» ?

 

              Dans le livre des Actes, les disciples, eux, parlaient bien des «merveilles de Dieu».

Et puisque nous en sommes arrivés à ce point, existe-t-il un mot plus fort que merveilles de Dieu pour exprimer ce que le Saint-Esprit veut faire passer comme message divin adressé aux hommes ?

              Non il n’y en a pas de plus fort. Ni de plus haut, ni de plus beau, ni de plus grand.

 

              Merveilles, n’est-ce pas en rapport avec Celui qui est «Merveilleux» dans l’Ecriture ?

              Merveilles, n’est-ce pas en liaison directe avec «bonne nouvelle» ? Ou Evangile ?

Mais voyons à nouveau ceci dans le détail :

Dans Actes 2 ; 16 Pierre dit : »C’est ici»

Puis il continue son propos en disant : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair…

«… de mon Esprit…»

En somme il s’agirait d’une partie de Son Esprit. Alors que dans Joël il est écrit ceci : Je répandrai mon Esprit sur toute chair. (Et pas «de mon Esprit»).

En somme le «c’est ici» de Pierre est très révélateur, car il montre, d’après le résumé qu’il en fait, comment lui, Pierre, a compris ce passage du prophète Joël.

«C’est ici»

Dans ce contexte défini par Pierre, le lecteur se trouve donc obligé de passer par l’explication personnelle de Pierre pour comprendre ce qu’annonçait, -selon Pierre-, le prophète Joël…

Le lecteur passe ainsi de manière obligée par le «c’est ici» de Pierre sans pouvoir en juger de lui-même.

 

Dans ce passage cité du prophète Joël, était-il question de personnes qui parleraient miraculeusement en langues étrangères pour annoncer des merveilles ?

Etait-il question de personnes qui annonceraient le message de Dieu adressé aux hommes, c’est-à-dire l’évangile, la bonne nouvelle ?

Vous pouvez relire le texte de référence au-dessus pour vous en faire votre opinion personnelle.

——

Mais lisons maintenant ceci : (C’est Jésus qui parle). C’est dans Jean 7 du verset 37 au 39 inclus.

37            Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout s’écria :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive.

38            Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.

39            Il dit cela de «l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui» ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

 

Jésus n’était, en effet, ni mort ni ressuscité au moment où Il disait ces paroles.

Ici nous sommes dans Jean 7, ne l’oublions pas… Or dans ce passage, Jean l’apôtre nous rapporte tout ce qui concerne la mort et la résurrection de Jésus, mais en tant que «glorification…» (Jésus n’ayant pas été encore glorifié).

Si l’apôtre Jean nous parle ainsi de la mort et de la résurrection de Jésus en tant que «glorification», comment nous aujourd’hui, la percevons-nous, cette glorification ?

Voyons aussi que l’apôtre Jean nous confie, -en plus-, un «petit secret» à un moment donné.

Quel est ce secret ?

C’est celui que Jean a écrit lorsqu’il dit en parlant de Jésus : Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui.

C’est donc Jean l’apôtre qui, se faisant l’interprète de Jésus, nous rapporte cette précision quelques 70 ans plus tard ; car il la connaissait par Jésus depuis fort longtemps, cette chose, «comme cachée».

«Il dit cela de»En somme Jean nous transmet ce qu’il savait personnellement de la part de Jésus.

Jean (l’apôtre) avait un contact très personnel avec Jésus, et c’est grâce à cette position si particulière et si intime, qu’il put ainsi parler de la part de Celui qui enseignait des choses dont on ne comprenait pas forcément le sens sur le moment.

Grâce aux paroles de Jésus, nous lisons aussi que l’Esprit se reçoit de manière «individuelle» comme cela est écrit : (Celui qui croit en moi). Donc par le simple moyen de la foi en Lui.

De ce fait, nous apprenons que la réception de l’Esprit est accessible à la foi et se reçoit par la foi.

(Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi (à Jésus) et qu’il boive (ses paroles).

Voici aussi ce que Jésus disait sur ce sujet dans Luc 11, versets 9 à 13 en y mettant le contexte :

9 Et moi je vous dis : Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ?

12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ?

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui Le lui demandent.

Voilà pour le texte.

——

Ici, il n’est pas question «d’Esprit répandu», comme cela est cité par Pierre dans le cadre de Actes 2, car selon ce que dit Jésus, tout est en rapport avec «la soif et la foi en Lui, en qui on croit, et avec le fait d’une demande faite au Père céleste pour recevoir le Saint-Esprit.

Oui le Saint-Esprit est bien donné comme en cadeau à ceux qui croient en Jésus, et pas par un «Esprit répandu».

L’Esprit est donné suite à un «cri du cœur de l’homme» en direction de Jésus ou du Père, et non pas répandu «en automatique»

     Non, il s’agit plutôt de personnes qui ont soif et qui croient en Jésus par rapport à leur soif d’autre chose.

     Il s’agit de personnes qui ont soif en rapport à un certain désert, car vivant sous un autre régime que celui de la foi.

     Il s’agit aussi de personnes qui, après avoir bu, en désaltéreront d’autres par l’abondance d’eau que produit l’Esprit sur la base de la foi en Jésus-Christ, comme cela a été dit plus haut :

38 : Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.

Le fameux celui c’est donc quiconque… C’est vous, c’est moi, c’est n’importe-qui.

Dans ce cas ce «quiconque» se trouve «être concerné par la chose», et pas «assimilé en automatique sous une sorte «d’aspersion d’Esprit».

—–

Et maintenant voici pour ce qui est de la maison de Corneille, qui était un centenier Romain ; donc faisant partie des nations. Et notons tout de suite que Pierre appelait ces gens des nations, des «impies»…

Actes 2 ; 23. (C’est Pierre qui parle) :

… ; Cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies.

Nous voyons ainsi que par la suite Pierre se trouve être amené par Dieu chez les… impies…

Voilà pour la présentation de la situation générale.

Il est écrit ceci : (Ici c’est un ange de Dieu qui parle à Corneille au verset 5 du chapitre 10, toujours dans ce livre des Actes) :

Envoie maintenant des hommes à Joppé et fais venir Simon, surnommé Pierre…. Dit l’ange qui parle à Corneille l’impie…

La question que l’on peut se poser ici est de savoir qui –exactement-, devint, par la force des choses qui se passaient, le serviteur de l’autre, -de l’impie, puisque c’est sur la parole d’un ange de Dieu que Corneille fit venir Pierre vers lui, ce que l’Esprit atteste au verset 19.

19                  Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l’Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ; lève-toi, descends et pars avec eux sans hésiter car c’est Moi qui les ai envoyés.

Voilà pour le texte.

Ainsi c’est bien un ange de Dieu qui a dit à Corneille de faire venir Pierre ; et de l’autre côté c’est l’Esprit qui a dit à Pierre de partir sans hésiter.

Dans ce cas, Pierre était donc appelé à être au service de celui qui l’avait fait venir à lui, c’est-à-dire au service de Corneille ; si toutefois vous voulez bien lire tout le contexte en ce qui concerne cette affaire.

Oui car c’était bien à Pierre que «l’Esprit» avait dit de partir sans hésiter pour suivre ceux qui étaient venus le chercher.

Qui était-donc «le serviteur de qui» dans cette affaire ? C’était Pierre, selon ce que dit le texte.

Cependant, peu après, Pierre «ordonna» qu’on baptise les gens de la maison de Corneille, sur qui le Saint-Esprit était pourtant «descendu»…

Etonnante attitude de la part de Pierre !

Ne pouvait-il pas, au minimum, les baptiser Lui-même, ces gens ? En tout cas le faire en signe d’acceptation totale avec tout ce qui se passait de très puissant à ce moment-là ?

Il est aussi à noter que Corneille et sa famille étaient dans l’attente d’entendre la parole que le Seigneur avait ordonné à Pierre de dire :

Actes 10 ; 33 :

Aussitôt j’ai «envoyé vers toi» et tu as bien fait de venir.

(Envoyer veut dire envoyer des hommes vers un autre. On n’emploie plus ce terme de nos jours c’est pourquoi je le précise).

Maintenant donc nous sommes tous devant Dieu pour entendre tout ce que le Seigneur t’a ordonné de nous dire.

Nous apprenons ici, de la part de Corneille, que pour lui, sa famille, ainsi que Pierre et ceux qui étaient avec lui, ils étaient tous devant Dieu, et que la seule chose que Corneille et sa maison désiraient entendre, c’était la parole du Seigneur, et le tout devant Dieu

Donc ce n’est pas une parole d’homme que Corneille et sa maison étaient dans l’attente de recevoir, mais bien la Parole que le Seigneur avait ordonné à Pierre de dire, et ce devant Dieu.

Presque rien…

Autre chose…

Lorsque le Saint-Esprit «descendit»(descendit et pas «répandu»), sur tous ceux qui écoutaient la parole, ce fut uniquement lorsque les prophètes furent évoqués. (Donc ceux qui annonçaient déjà la foi, bien des siècles avant).

Actes 10 : 43 :

Tous les prophètes rendent de lui, Jésus, le témoignage que quiconque croit en lui, reçoit par son nom le pardon des péchés.

Et maintenant que le lecteur lise avec attention ce qui suit :

44 Comme Pierre «prononçait encore ces mots», le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. (Il s’agit donc de ces mots : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.)

Nous voyons ici, de manière très claire, que le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient «la parole», c’est-à-dire celle provenant des «prophètes» :

…; quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

C’est clair, limpide.

Surtout en précision.

Nous entendons ainsi, de la part de Pierre en tant que déclaration personnelle : …; Tous les prophètes rendent de lui le témoignage»…

Tous les prophètes… Il donne le témoignage «d’autres personnes que lui». Il s’appuie sur eux.

Comment ce fait-il que Pierre n’est pas donné son témoignage au lieu de donner le témoignage d’autres ?

Dans ce cas se sont les prophètes qui sont témoins alors que Jésus avait dit «vous serez mes témoins».

Pierre avait pourtant déclaré ceci : … à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts.

Oui, mais il se trouve que ce fut uniquement quand Pierre évoqua le témoignage des prophètes, que le Saint-Esprit s’appuya sur ce témoignage pour descendre sur tous ceux qui «croyaient en Jésus-Christ», comme cela est écrit plus haut.

C’est donc sur ces mots : Tous les prophètes rendent de Lui le témoignage que quiconque croit en Lui, reçoit par son Nom le pardon des péchés…; que se trouve «la clé d’approbation de Dieu sur les prophètes», c’est-à-dire ceux qui avaient parlé auparavant de la foi en Jésus Christ pour le pardon des péchés.

Il y a aussi ceux qui viendraient par la suite, car s’il y a eu des prophètes de Dieu avant la venue de Jésus, il y a aujourd’hui des «prophètes de Christ», comme cela est écrit en Ephésiens 2 :

C’est Paul qui parle :

3    C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.

4              En les lisant vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ.

5    Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.

En somme,

              Les premiers prophètes annoncèrent la venue d’un homme par lequel le pardon des péchés serait possible en croyant à cet homme…

              Les autres, les prophètes de Christ, présentent Celui qui est venu. Comme Jean-Baptiste ou Paul, par exemple, car on ne le reconnaissait pas comme le Christ. Il fallait donc qu’ils témoignent de Lui.

Mais même là il y a aussi malheureusement prophètes et «prophètes de Christ» dans notre temps

Les vrais prophètes de notre temps sont ceux qui annoncent clairement l’évangile, la bonne nouvelle, qui se reçoit par grâce et par la foi en Jésus-Christ.

Les faux prophètes de notre temps sont ceux qui y ajoutent comme une sorte de «paiement supplémentaire pour recevoir le pardon de leurs péchés» La plupart de ceux-ci sont les fameux «mercenaires» dont Jésus a parlé. Ceux qui ont «deux maîtres»…

Or ce que nous voyons par la «glorification de Jésus» qu’est sa mort et sa résurrection, il se trouve qu’au-delà du pardon des péchés ce fut, -en plus-, le don du Saint-Esprit qui vint dans la maison de Corneille. Ou dit autrement : En celui ou en celle qui croit en Lui, Jésus !

Ce n’est pas rien !

Nous voyons ainsi que, sur une maison appartenant aux nations et dont Pierre disait que ces gens étaient des «impies», mais qui croyaient en Dieu, ils reçurent le pardon des péchés et en plus le don du Saint-Esprit.

Or ils attendaient quoi, au juste, ces gens-là ? Ceci :

Maintenant donc nous sommes tous devant Dieu pour entendre tout ce que le Seigneur t’a ordonné de nous dire.

Pierre, ayant été amené à citer le témoignage de «tous les prophètes», que reçurent-ils, ces gens ? Le pardon des péchés, c’est sûr, mais en plus de cela ils reçurent le don de parler en d’autres langues pour aller dire à d’autres ce qui leur était arrivé, puisque Pierre Lui-même dit de cela en parlant d’eux à son retour à Jérusalem : «Comme sur nous au commencement»…

Détailler tout ceci serait aisément possible, bien sûr, comme «sur vous» et «en vous» en parlant de l’Esprit, mais alors ce petit document que nous désirons être le plus simple possible sans en ôter le sel, deviendrait alors un gros document, trop gros peut-être…

Voyons encore ceci par rapport à ce qui se passa à la maison de Corneille :

Corneille est donc bien «un de ceux des nations»

Ainsi pour nous, qui sommes aussi des «nations», c’est donc normalement de cette manière qu’il est prévu que nous recevions le pardon des péchés, et en plus le Saint-Esprit par le moyen de la foi en Jésus-Christ.

Cette «manière de faire de Dieu», n’est-elle pas, en soi, «une merveille parmi des merveilles» ?

Or, lorsque les langues étrangères furent évoquées au début de ce document, ne parlaient-elles pas, elles aussi, des merveilles de Dieu ?

Chacun a donc le pouvoir, suite à la lecture de ce document basé sur ce que les Ecritures nous apprennent, de vérifier comment et dans quel contexte il a reçu ou pas ces choses prévues par Dieu, notre Père à tous.

En somme, vous qui avez cru en Jésus, «qu’avez-vous reçu quand vous avez cru» ?

Ce qui viendra naturellement en vous à ce moment-là, sera le seul témoin valable de l’authenticité ou pas du «message que vous avez reçu» ; c’est-à-dire «le seul message digne d’être apporté à quelqu’un qui a cru en Jésus».

Vous savez,

              Ce n’est pas l’homme qui compte, mais son message.

              Ce n’est pas l’homme qui porte le message divin, mais c’est le message qui porte l’homme.

     Ce ne sont pas les conditions particulières qui comptent dans ce domaine, mais la vérité contenue.

     C’est la vérité qui affranchit, déclare Jésus, et ce dans bien des domaines, et pas le lieu ou les conditions dans lesquelles cette vérité nous parvient.

     L’Esprit souffle où Il veut, comme Jésus le déclare. Il est totalement libre ; heureusement !

     Ce n’est pas à nous de provoquer des situations, mais c’est à Lui que cela appartient, comme dans les textes cités dans ce document et bien d’autres.

     L’Esprit est toujours lié à la foi ; c’est une chose certaine car les deux sont «Esprit».

     Chacun a le droit de recevoir ce qui est donné à la foi, car c’est ici la volonté de Dieu !

Dieu est bon, infiniment bon, plein de grâce, miséricordieux, compatissant, comme un père merveilleux peut l’être, même sur cette terre de violence.

Comment voulez-vous, dans ce cas, qu’il en soit autrement par la venue de son Fils, quand Il dit tout particulièrement : «Celui qui m’a vu a vu le Père» ?

Tout ce qui n’est pas de cet ordre-là n’est certes pas de Dieu ! Et même dans les châtiments les plus sévères, ceux-ci le sont, en vérité, comme une simple correction, une correction éducatrice à des fins protectrices.

Dieu n’est pas le dieu du mal. C’est son adversaire qui l’est !!!

La suite, peut-être une autre fois si vous le voulez bien…

Bien à vous tous qui êtes en Jésus-Christ !

JeanP et tous les frères et sœurs qui y ont participé d’une manière ou d’une autre, avec joie.

——

Le-faux-christianisme.com

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